La Commission européenne enquête de fuites possibles de la Hongrie vers la Russie


Principaux renseignements

  • La Commission européenne enquête sur la Hongrie pour avoir prétendument divulgué des informations sensibles de l’UE à la Russie.
  • Des transcriptions téléphoniques suggèrent que le ministre hongrois des Affaires étrangères aurait envisagé d’opposer son veto aux négociations d’adhésion de l’Ukraine sous la pression de la Russie.
  • Le Premier ministre hongrois rejette ces allégations, les qualifiant d’ingérence électorale, mais les tensions au sein de l’UE s’intensifient en raison des liens étroits entre Budapest et Moscou.

La Commission européenne est profondément préoccupée par les informations selon lesquelles la Hongrie aurait divulgué des informations sensibles à la Russie. Cette potentielle violation de la confiance soulève de sérieuses questions quant à la possibilité qu’un État membre puisse activement porter atteinte à la sécurité et aux intérêts de l’UE.

Allégations contre la Hongrie

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, prévoit d’aborder cette question avec les autres dirigeants de l’UE, soulignant la gravité de la situation. Les allégations concernent le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, qui aurait discuté de questions confidentielles de l’UE avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. Les transcriptions de leurs conversations téléphoniques suggèrent que M. Lavrov a encouragé la Hongrie à opposer son veto aux négociations d’adhésion de l’Ukraine, ce qui soulève des inquiétudes quant à une influence potentielle de la Russie au sein de l’UE.

Tensions croissantes

Ces révélations interviennent dans un contexte de tensions accrues entre la Hongrie et d’autres États membres de l’UE suite à la décision de Budapest de bloquer un prêt important destiné à l’Ukraine. Pour ajouter à l’inquiétude, un groupe de députés européens a appelé à restreindre l’accès aux informations sensibles pour les législateurs jugés « ouvertement pro-russes », invoquant la nécessité de protéger l’intégrité et la sécurité du Parlement européen.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, confronté à une campagne de réélection difficile, a rejeté ces informations, les qualifiant de tentatives d’ingérence dans les prochaines élections. Cependant, ces allégations ont suscité un malaise généralisé au sein de l’UE et intensifié la surveillance des liens étroits entre la Hongrie et la Russie. (fc)

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