Principaux renseignements
- La campagne anti-corruption de Xi Jinping vise à moderniser l’APL en vue d’une invasion de Taïwan d’ici 2027.
- Jusqu’à 65 pour cent des fonctionnaires chinois se livrent à des pratiques de corruption, ce qui entrave la modernisation de l’armée.
- La concentration du pouvoir et le manque de transparence alimentent une corruption endémique au sein du Parti communiste chinois.
Un récent rapport déclassifié des services de renseignement américains révèle l’objectif de la vaste campagne anticorruption menée par le président Xi Jinping au sein de l’Armée populaire de libération (APL). Le rapport, publié par le bureau du directeur du renseignement national, indique que cette campagne vise à moderniser l’APL et à la préparer à une invasion potentielle de Taïwan d’ici 2027.
Le rapport souligne l’omniprésence de la corruption au sein du gouvernement chinois, estimant que jusqu’à 65 pour cent des fonctionnaires se livrent à des pratiques de corruption. Depuis 2012, la campagne anti-corruption de Xi Jinping a conduit à l’inculpation de près de 5 millions de fonctionnaires pour corruption. L’Armée populaire de libération (APL), en particulier, a été ciblée en raison d’une prétendue culture de la rémunération pour la promotion dans ses rangs. Des personnalités de haut rang comme le général Li Shangfu et l’amiral Miao Hua, pourtant considérés comme des alliés de Xi, ont été démis de leurs fonctions pour des violations présumées de la discipline du parti.
Faire obstacle à la modernisation de l’armée
Le rapport s’inquiète du fait que la corruption généralisée pourrait entraver la capacité de l’APL à atteindre l’objectif de Xi Jinping de moderniser l’armée d’ici 2027, compte tenu notamment des tensions accrues autour de Taïwan. Le rapport attribue la corruption endémique de la Chine à la concentration du pouvoir au sein du Parti communiste chinois et à l’absence de transparence et de mécanismes de contrôle indépendants.
Une motivation stratégique
Cette documentation détaillée sur la corruption des dirigeants et du PCC est la première reconnaissance officielle de ces problèmes par les États-Unis, ce qui suggère une motivation stratégique derrière la campagne anti-corruption de Xi Jinping.
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