Principaux renseignements
- La chancelière Rachel Reeves réaffirme l’alliance solide entre le Royaume-Uni et les États-Unis, malgré les tensions au Groenland.
- Les efforts diplomatiques menés par le Premier ministre Keir Starmer visent à apaiser la situation et à préserver les droits souverains.
- Les critiques américaines concernant le transfert des îles Chagos ajoutent à la complexité de la « relation spéciale » entre les deux nations.
Malgré les tensions récentes entre les États-Unis et l’Europe au sujet de l’avenir du Groenland, la ministre Rachel Reeves a déclaré dans un entretien avec le site d’information américain CNBC que le Royaume-Uni et les États-Unis restaient des alliés proches. Elle a mis en avant l’importance durable de leur relation, citant les liens solides qui les unissent dans des domaines tels que le renseignement militaire, le monde universitaire et le commerce. Mme Reeves a insisté sur la volonté commune d’éviter une escalade, car celle-ci serait préjudiciable aux deux pays.
Délicatesse diplomatique
Tout en affirmant la position du Royaume-Uni sur le Groenland, Reeves a reconnu la délicatesse de la situation diplomatique. La menace du président américain Donald Trump d’imposer des droits de douane au Royaume-Uni et à d’autres pays européens souligne la complexité de la question.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer s’est activement engagé dans la diplomatie, tirant parti de ses relations avec Trump pour décourager la prise de contrôle du Groenland et l’imposition potentielle de droits de douane. Les dirigeants européens ont constamment appelé au dialogue tout en défendant la souveraineté du Danemark et du Groenland.
Un facteur de complication
Ajoutant une autre couche de complexité, Trump a récemment critiqué la décision du Royaume-Uni de transférer la souveraineté des îles Chagos à Maurice, un accord qui comprend la location de la base militaire de Diego Garcia – une installation conjointe du Royaume-Uni et des États-Unis – moyennant une redevance annuelle substantielle.
Cette mesure, qui avait pourtant été soutenue par la Maison Blanche dans le passé, a été dénoncée par Trump comme « un acte d’une grande stupidité ».
Impact sur les accords commerciaux existants
L’incertitude entourant le Groenland et les droits de douane potentiels a jeté le doute sur la solidité de la « relation spéciale » entre le Royaume-Uni et les États-Unis. L’impact sur les accords commerciaux existants reste incertain. Cependant, le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, s’est dit confiant que ces accords ne seraient pas affectés.
Le secrétaire britannique au Commerce, Peter Kyle, a fait écho à ce sentiment, établissant un parallèle avec les précédents différends commerciaux qui ont été résolus avec succès. Il a souligné la nécessité de prendre des décisions calmes et rationnelles pour surmonter les défis actuels.
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(ns)

