La Chambre des communes britannique rejette l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans


Principaux renseignements

  • La Chambre des communes britannique a rejeté une proposition visant à interdire les réseaux sociaux aux utilisateurs de moins de 16 ans.
  • Malgré l’échec de l’interdiction, la Chambre des communes octroie des pouvoirs au secrétaire d’État pour limiter l’accès des enfants aux réseaux sociaux.
  • Des critiques craignent qu’une interdiction ne pousse les adolescents vers des espaces en ligne non réglementés.

Une proposition visant à interdire les réseaux sociaux aux utilisateurs de moins de 16 ans a été rejetée par la Chambre des communes. Malgré le soutien de ses pairs et de personnalités comme l’acteur Hugh Grant, la Chambre a rejeté l’amendement avec une majorité écrasante de 134 voix. Alors que les partisans de la proposition ont fait valoir que les parents ont du mal à protéger leurs enfants contre les dangers en ligne, les détracteurs, dont la NSPCC, ont exprimé leur crainte qu’une interdiction ne pousse les adolescents vers des espaces en ligne non réglementés.

Mesures alternatives

Bien que l’interdiction totale ait été rejetée, la Chambre des communes a soutenu l’octroi de pouvoirs supplémentaires au secrétaire d’État à la Science. Cela pourrait potentiellement conduire à de futures restrictions d’accès aux réseaux sociaux pour les enfants, notamment des limites d’âge, des restrictions d’utilisation des VPN et des contrôles des fonctionnalités addictives.

La ministre de l’Éducation, Olivia Bailey, a pris acte des demandes d’interdiction formulées par les parents et les groupes militants, tout en soulignant les préoccupations exprimées par les associations caritatives pour enfants quant aux conséquences négatives potentielles d’une telle mesure. Elle a insisté sur l’engagement du gouvernement à favoriser un environnement en ligne plus sûr pour les enfants grâce à un processus de consultation.

Divisions au sein de l’opposition

Cette consultation étudiera diverses options, comme la mise en place d’un âge minimum pour accéder aux réseaux sociaux et la désactivation des fonctions addictives comme la lecture automatique. Il faut préciser que le député travailliste John McDonnell a refusé de suivre la consigne de son parti en votant pour l’amendement, alors que beaucoup de ses collègues ne se sont pas prononcés.

Sadik Al-Hassan, un député travailliste qui n’a pas pris part au vote, a comparé le caractère addictif des réseaux sociaux à celui des drogues dangereuses. Il demande des contrôles et des mesures plus stricts en s’appuyant sur des preuves incontestables de leur dangerosité. (fc)

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