La Belgique suspend le permis de démolition des tours de refroidissement de Tihange


Principaux renseignements

  • Les associations environnementales ont obtenu gain de cause dans leur recours contre le permis de démolition des tours de refroidissement de la centrale nucléaire de Tihange.
  • Le gouvernement fédéral belge souhaite redémarrer au moins un réacteur à Tihange, ce qui contredit les termes du contrat d’Engie.
  • Le sort des tours de refroidissement est en suspens dans l’attente d’une décision finale du ministre wallon François Desquesnes.

Le permis de démolition de deux tours de refroidissement de la centrale nucléaire de Tihange a été suspendu à la suite d’un recours. C’est ce que rapporte De Tijd. La société énergétique Engie avait prévu de commencer le démantèlement des tours en septembre, mais elle se heurte à l’opposition du gouvernement fédéral belge, qui espère redémarrer au moins un réacteur. Engie, cependant, n’est disposée à honorer que son contrat existant avec le gouvernement précédent, qui prévoit de maintenir en service les deux réacteurs les plus récents jusqu’en 2035.

Des contestations juridiques apparaissent

Le mois dernier, le gouvernement wallon a décidé d’accorder un permis pour la démolition de deux tours de refroidissement de la centrale nucléaire de Tihange. Le ministre de l’Énergie Mathieu Bihet (MR) a reconnu cette décision, mais a exprimé ses inquiétudes dans une lettre.

Malgré cette lettre dans laquelle il exhortait l’entreprise à reconsidérer la démolition, les préparatifs se sont poursuivis. Aujourd’hui, le Service public de Wallonie (SPW) a temporairement suspendu le permis après des recours déposés par des associations environnementales telles que WePlanet et la commune de Huy, où se trouve la centrale électrique. La décision finale revient à François Desquesnes, ministre wallon de l’Aménagement du territoire, qui doit désormais se prononcer définitivement sur la question. Jusqu’à ce moment-là, aucun travail de démolition ne peut avoir lieu. Les travaux de démolition devaient commencer en septembre.

Pas de redémarrage

Engie n’a pas montré sa volonté de soutenir un redémarrage du réacteur et n’a même pas mené d’étude sur la sécurité d’une prolongation de dix ans de la durée de vie de Tihange 1. L’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) a également constaté que le réacteur ne répondait pas aux normes de sécurité actuelles, notamment en ce qui concerne la vulnérabilité aux impacts d’avions. Engie a jugé financièrement irréalisable de modifier le réacteur pour le mettre en conformité avec ces exigences.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus