La Belgique fixe le montant de la caution pour le pétrolier russe saisi en mer du Nord


Principaux renseignements

  • Le week-end dernier, les forces spéciales belges ont saisi l’Ethera, un pétrolier russe suspecté d’opérer sous faux pavillon, en mer du Nord.
  • L’Ethera appartient à une « flotte fantôme » russe qui contourne les sanctions et ne sera libéré qu’après s’être conformé à la réglementation et avoir versé une caution élevée.
  • Cette caution est fixée à 10 millions d’euros.

Un pétrolier russe présumé, l’Ethera, a été saisi dimanche par les forces spéciales belges en mer du Nord. La saisie fait suite à une inspection qui a révélé de nombreuses infractions, notamment le fait que le navire naviguait sous un faux pavillon guinéen.

Lien avec la flotte fantôme

Les autorités belges ont confirmé que l’Ethera fait partie d’une « flotte fantôme » russe. C’est un ensemble de navires vieillissants utilisés pour contourner les sanctions occidentales imposées à Moscou à la suite de son invasion de l’Ukraine.

Le navire, qui figure sur la liste des sanctions de l’Union européenne, a été conduit au port de Zeebrugge, où les inspecteurs ont identifié 45 infractions, notamment des défauts techniques. En conséquence, le pétrolier a été saisi et son capitaine russe ainsi que ses 20 membres d’équipage ont reçu l’ordre de rester à bord.

Conditions de libération

Le ministre belge de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, a déclaré que le navire ne serait libéré qu’après s’être conformé à la réglementation et après le versement d’une caution de 10 millions d’euros.

L’équipage était principalement composé de ressortissants indiens, avec un petit nombre d’officiers géorgiens et indonésiens.

Plusieurs incidents

Le ministre belge de la Défense, Theo Francken, a souligné la décision prise à l’encontre des navires de la flotte fantôme. Il a insisté sur le fait que cette opération permettait d’appliquer les sanctions européennes, de protéger la mer du Nord et de limiter le financement de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.

Cette saisie fait suite à des incidents similaires impliquant des pétroliers russes soupçonnés d’appartenir à la « flotte fantôme ». En septembre, la France a saisi un pétrolier et découvert à son bord deux employés d’une société de sécurité privée russe. Ces personnes étaient chargées de surveiller l’équipage et de recueillir des renseignements.

En janvier, les forces françaises ont arraisonné un autre pétrolier russe suspect, le Grinch, mais le navire a ensuite été libéré après que son propriétaire ait payé une amende importante.

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