Le gouvernement flamand envisage la création d’écoles spécialisées pour les élèves présentant de graves problèmes de comportement


Principaux renseignements

  • La ministre flamande de l’Éducation, Zuhal Demir, propose la création d’écoles spécialisées pour les élèves présentant de graves problèmes de comportement.
  • Cette intervention ciblée vise à offrir un nouveau départ à un petit pourcentage d’élèves confrontés à des difficultés extrêmes.
  • Demir souligne l’importance de s’attaquer aux problèmes sous-jacents plutôt que de se contenter d’expulser les élèves à plusieurs reprises.

Les CLB s’inquiètent depuis longtemps du comportement extrêmement problématique de certains élèves. La ministre flamande de l’Éducation, Zuhal Demir, souhaite donc étudier la possibilité de créer des écoles spécialisées pour les élèves qui présentent des problèmes de comportement graves et récurrents.

Les comportements problématiques

La proposition de Demir fait suite à plusieurs rapports des Centres d’accompagnement des élèves (CLB) qui font état d’une forte augmentation des comportements problématiques chez les élèves. Elle a reconnu que le comportement agressif et perturbateur de certains élèves peut nuire à l’environnement d’apprentissage de toute une classe.

La proposition de la ministre a été présentée à la suite d’une question posée par Jan Laeremans, député du Vlaams Belang. Il s’inquiétait du phénomène des « élèves carrousel ». C’est-à-dire des élèves qui sont constamment renvoyés d’une école à l’autre.

Intervention ciblée

Demir a exprimé son soutien à la commission pour l’inscription obligatoire dans des écoles spécialisées qui se concentrent sur les problèmes comportementaux et disciplinaires. C’est là que doivent être envoyés les élèves confrontés à des défis extrêmes. Elle précise toutefois que cette mesure ne concernerait qu’un très faible pourcentage d’élèves. Il s’agirait uniquement de ceux qui ont besoin d’une intervention importante et d’un nouveau départ. La ministre souligne l’importance de rechercher des solutions réalisables en collaboration avec les organisations sociales. « Si vous avez déjà été exclu deux fois d’une école, la question est : que faites-vous de votre vie ? Il est inutile que cet élève s’inscrive pour la troisième ou quatrième fois dans une école alors que vous savez que le problème est beaucoup plus profond », explique-t-elle en commission.

Demir examine actuellement la faisabilité juridique de la mise en place de ce système. Elle travaille donc avec une date provisoire pour l’année scolaire 2027-2028. Elle a rappelé sa précédente proposition, en tant que ministre, d’un plan d’action visant à lutter contre les problèmes de comportement dans les écoles. Ce plan prévoit le recours à des experts en comportement pour apporter un soutien interne aux écoles. Il s’ajouterait à l’intégration d’un parcours d’apprentissage spécial axé sur le comportement dans les nouveaux objectifs minimaux d’enseignement. Demir a également reconnu la nécessité de faciliter le transfert des dossiers disciplinaires. Les écoles auraient ainsi accès à l’historique d’un élève et pourraient traiter plus efficacement les problèmes éventuels. (ev)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus