Principaux renseignements
- La Banque centrale européenne (BCE) vise à prévenir une résurgence de l’inflation élevée.
- Le conflit au Moyen-Orient introduit une incertitude importante quant aux futures décisions en matière de taux d’intérêt.
- Les prix du pétrole ont considérablement augmenté en réaction au conflit, ce qui rappelle la situation après le début de la guerre en Ukraine.
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a assuré au public que la banque s’engageait à contrôler l’inflation dans le contexte du conflit actuel au Moyen-Orient. Lagarde a déclaré lors d’un entretien avec France 2 que la banque était déterminée à éviter une répétition des pics d’inflation importants observés en 2022 et 2023, qui ont été en partie attribués à l’invasion russe de l’Ukraine.
Incertitude sur les taux d’intérêt
Si Lagarde s’est abstenue de confirmer si les taux d’intérêt seraient relevés, elle a reconnu la grande incertitude qui entoure la situation au Moyen-Orient. La BCE doit se réunir le 19 mars pour délibérer sur les taux d’intérêt, à la suite de la réunion de la Réserve fédérale américaine la veille.
Lagarde a souligné les différences actuelles par rapport à la précédente crise inflationniste, en indiquant que l’inflation est actuellement sous contrôle et que la croissance économique reste résiliente dans la zone euro. Elle a toutefois insisté sur le niveau sans précédent d’incertitude et de volatilité déclenché par les événements récents au Moyen-Orient.
Volatilité des prix du pétrole
Le conflit a eu un effet dramatique sur les prix du pétrole, qui ont augmenté de près de 30 pour cent lundi pour atteindre près de 120 dollars le baril, avant de baisser légèrement les jours suivants. Cette flambée fait écho aux hausses de prix observées lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, qui avait poussé les prix du pétrole à des niveaux proches de leurs records de 2008. (fc)
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