Principaux renseignements
- Le système salarial rigide de la Belgique, caractérisé par des limitations légales en matière d’augmentations salariales et d’indexation automatique.
- Selon la Banque nationale de Belgique, cela entrave la capacité des entreprises à s’adapter à l’évolution de la conjoncture économique.
La Banque nationale de Belgique souligne la nécessité d’assouplir le système de fixation des salaires dans le pays afin de favoriser la croissance de la productivité. Le rapport annuel de la banque souligne que si les mesures récentes visant à stimuler l’emploi vont dans la bonne direction, des actions supplémentaires sont nécessaires.
« Trop rigide »
Le gouverneur de la Banque nationale critique le système salarial actuel, qu’il juge trop rigide. Il souligne que les restrictions légales en matière d’augmentations salariales et l’indexation automatique des salaires sont des facteurs qui empêchent les entreprises d’ajuster les salaires en fonction des performances du secteur.
Le rapport reconnaît la sensibilité qui entoure les ajustements salariaux, mais souligne leur importance pour renforcer le dynamisme économique de la Belgique.
Réglementation excessive
Alors que l’économie belge a connu une croissance modérée en 2025, avec une baisse de l’inflation et une hausse des taux d’emploi, la Banque nationale s’inquiète de la durabilité de la croissance de l’emploi, concentrée dans le travail indépendant et les services non marchands. La banque note également un déclin de la position concurrentielle de la Belgique en raison des contributions négatives des investissements résidentiels et des exportations nettes.
Au-delà de la rigidité salariale, la Banque nationale identifie la réglementation excessive comme un obstacle important à l’adaptabilité économique. Ce fardeau réglementaire, qui touche particulièrement les petites et moyennes entreprises, entrave l’innovation et la compétitivité.
Système salarial centralisé
Le système salarial centralisé, s’il contribue à réduire les inégalités salariales, limite également la mobilité de la main-d’œuvre et entrave la transition des travailleurs entre des secteurs dont les niveaux de productivité varient. Cela finit par ralentir la croissance des entreprises prometteuses et freine le dynamisme économique global.
Comparaison entre l’Europe et les États-Unis
Comparant l’Europe aux États-Unis, le gouverneur souligne l’écart persistant en matière de croissance économique et de progrès technologique. Il attribue cette différence à l’environnement plus favorable aux talents et à l’innovation aux États-Unis, contrairement à l’aversion au risque plus élevée et à la réglementation excessive en Europe.
Le gouverneur conclut en préconisant une approche équilibrée qui favorise une plus grande intégration européenne tout en réduisant les charges réglementaires inutiles.
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