Principaux renseignements
- La Banque mondiale prévoit de déployer rapidement 20 à 25 milliards de dollars (17 à 22,5 milliards d’euros) d’aide aux pays touchés par la guerre en Iran.
- Consciente du risque d’un conflit prolongé, la Banque mondiale étudie la possibilité d’augmenter sa capacité d’aide de 50 à 60 milliards de dollars (43 à 51 milliards d’euros) supplémentaires.
- Le président de la Banque mondiale souligne l’importance de la maîtrise de l’inflation comme priorité pour les marchés émergents confrontés à des perturbations immédiates sur les marchés des matières premières.
La Banque mondiale est prête à apporter un soutien financier substantiel aux nations confrontées aux conséquences économiques de la guerre. Le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, a déclaré que l’institution pourrait mobiliser rapidement entre 20 et 25 milliards de dollars (17 à 22,5 milliards d’euros) d’aide. Cette réponse rapide s’appuierait sur la boîte à outils de préparation aux crises de la Banque mondiale, permettant d’accéder à jusqu’à 10 pour cent des fonds non décaissés des projets existants à des fins d’urgence.
Renforcement des capacités d’aide
Consciente du risque d’un conflit prolongé, la Banque mondiale étudie les moyens de renforcer sa capacité à offrir une aide supplémentaire, avec pour objectif de dégager 50 à 60 milliards de dollars (43 à 51 milliards d’euros) supplémentaires. Ce soutien viendrait compléter les efforts du Fonds monétaire international (FMI), qui prévoit des demandes d’aide à la balance des paiements allant de 20 à 50 milliards de dollars (17 à 43 milliards d’euros).
Banga a souligné l’importance de mesures d’aide ciblées, temporaires et transparentes. Il a reconnu que les économistes anticipent un ralentissement de la croissance mondiale et des pressions inflationnistes en raison de l’impact de la guerre sur l’approvisionnement en pétrole et les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Priorité à la maîtrise de l’inflation
Si la croissance économique et l’inflation sont toutes deux des préoccupations cruciales, Banga estime que les marchés émergents devraient donner la priorité à la lutte contre l’inflation à court terme. La perturbation immédiate de l’approvisionnement en matières premières essentielles telles que le pétrole, le gaz, le soufre, l’hélium et les engrais nécessite de se concentrer sur la maîtrise de la hausse des prix. (fc)
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