Principaux renseignements
- Israël insiste sur le désarmement complet du Hamas avant de se retirer de la « ligne jaune » de Gaza.
- Le plan de paix de Trump repose sur le désarmement du Hamas comme condition préalable à la poursuite du retrait israélien et à la reconstruction de Gaza.
- Dans un souci d’autonomie, Israël prévoit d’investir 95 milliards de dollars (environ 80,2 milliards d’euros) au cours de la prochaine décennie pour stimuler la production nationale d’armes.
Le ministre israélien de la Défense, Yisrael Katz, a déclaré que les forces israéliennes ne se retireraient pas de leur position actuelle le long de la « ligne jaune » de Gaza tant que le Hamas ne se serait pas complètement désarmé. Cette position intervient alors que la deuxième phase du plan de paix du président Trump, qui prévoyait initialement un retrait progressif des troupes israéliennes de l’est de Gaza, est sur le point de débuter.
Position inébranlable sur le désarmement du Hamas
Katz a souligné l’engagement inébranlable d’Israël à démanteler l’infrastructure militaire du Hamas, déclarant qu’ils ne bougeront pas de la « ligne jaune » tant que le Hamas n’aura pas renoncé à ses armes, ses tunnels et tout autre moyen de faire la guerre. Cet ultimatum fait suite à une déclaration du secrétaire du cabinet israélien, Yossi Fuchs, qui a donné 60 jours au Hamas pour désarmer ou faire face à une reprise du conflit.
La situation actuelle découle d’une guerre dévastatrice de deux ans qu’Israël a lancée à Gaza avec le soutien des États-Unis en octobre 2023. Le conflit a fait plus de 72 000 morts et plus de 171 000 blessés parmi les Palestiniens, principalement des femmes et des enfants. Malgré un accord de cessez-le-feu conclu en octobre 2025, Israël a poursuivi ses frappes aériennes et ses démolitions à Gaza, violant ainsi les termes de la trêve.
Le plan de paix de Trump et le désarmement du Hamas
Le désarmement du Hamas est un élément crucial de la deuxième phase du plan de paix de Trump, qui comprend également de nouveaux retraits israéliens de Gaza, des efforts de reconstruction, une aide humanitaire accrue et la création d’un comité administratif pour gouverner le territoire.
Par ailleurs, Katz a souligné la nécessité pour Israël de renforcer sa production nationale d’armes afin d’assurer son autonomie en matière de défense. Il a cité la concurrence mondiale pour les munitions et les désaccords occasionnels avec les alliés en temps de guerre comme facteurs à l’origine de cette initiative. Tout en reconnaissant les « désaccords » avec les États-Unis, Katz a salué ce pays comme un « grand allié » qui a soutenu Israël pendant ce qu’il a qualifié de « conflit sur plusieurs fronts ».
Investir dans la production nationale d’armes
Pour atteindre cet objectif, le ministère de la Défense a lancé un programme à long terme, provisoirement baptisé « Bouclier d’Israël », qui allouera 350 milliards de shekels supplémentaires (environ 80,2 milliards d’euros) au budget de la défense au cours de la prochaine décennie. Katz s’est dit confiant dans la puissance économique d’Israël comme fondement de la sécurité nationale, déclarant qu’« il n’y a pas de sécurité sans économie, et pas d’économie sans sécurité ».
(JW)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

