Israël adopte son budget et prévoit de consacrer un montant record à la défense


Principaux renseignements

  • Israël a adopté un budget de 699 milliards de shekels (193 milliards d’euros).
  • La Défense en représente la plus grande partie, avec un montant record de 143 milliards de shekels (39,5 milliards d’euros).
  • Pour financer cette hausse des dépenses militaires, Israël acceptera un déficit plus important.

Le Parlement israélien a récemment approuvé un budget de l’État substantiel pour 2026, s’élevant à 699 milliards de shekels (193 milliards d’euros). Ce plan de dépenses prévoit une augmentation significative des dépenses de défense, motivée par le conflit en cours avec l’Iran et les combats simultanés contre le Hezbollah au Liban.

Le budget de la défense, qui s’élève désormais à 143 milliards de shekels (39,5 milliards d’euros), représente une hausse substantielle par rapport aux niveaux d’avant-guerre et intègre une réserve supplémentaire de 6 milliards de shekels (1,65 milliard d’euros) spécifiquement affectée à d’éventuelles opérations militaires futures contre l’Iran.

Déficit budgétaire plus important

Pour financer cette augmentation des dépenses militaires, le gouvernement s’appuiera sur une combinaison de stratégies. Celles-ci comprennent l’acceptation d’un déficit budgétaire plus important, estimé à 4,9 pour cent du PIB, l’utilisation d’un excédent provenant des recettes de l’État et la mise en œuvre d’une réduction générale de 3 pour cent du financement des ministères civils. De plus, les banques israéliennes ont accepté de verser une contribution unique d’environ 3 milliards de shekels afin de renforcer le Trésor public.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a souligné la nécessité de ce budget de défense accru, invoquant la pression financière considérable imposée par le conflit en cours. Il a insisté sur le fait que « des dizaines de milliards de shekels » sont nécessaires pour renforcer efficacement les capacités de défense d’Israël.

Gouvernement de Netanyahu

L’approbation de ce budget apporte une stabilité cruciale au gouvernement de Netanyahu. Si la loi n’avait pas été adoptée avant le 31 mars, cela aurait entraîné la dissolution automatique de la coalition au pouvoir, conformément à la législation israélienne.

Afin de s’assurer le soutien nécessaire au budget, Netanyahu a temporairement mis de côté plusieurs projets de loi controversés qui provoquaient des divisions internes au sein de la coalition. Il s’agissait notamment d’une proposition visant à exempter les hommes ultra-orthodoxes du service militaire obligatoire et d’une réforme visant à déréglementer l’industrie laitière israélienne.

Outre l’augmentation des crédits alloués à la défense, le paquet budgétaire comprend également des mesures destinées à atténuer l’impact économique et social du conflit en cours. Il s’agit notamment d’exonérations fiscales pour les expatriés israéliens de retour au pays et les immigrants juifs, visant à contrer une éventuelle « fuite des cerveaux » causée par la guerre. En outre, la législation prévoit des avantages fiscaux pour les salariés de la classe moyenne et des exonérations d’impôt sur les sociétés pour les activités de recherche et développement dans le secteur technologique.

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