Israël accusé de crimes de guerre au Liban et en Syrie


Principaux renseignements

  • Les pulvérisations effectuées par l’armée israélienne soulèvent des inquiétudes quant à d’éventuels crimes de guerre en raison de violations potentielles du droit international humanitaire.
  • Le fait de cibler des terres agricoles avec des produits chimiques inconnus menace la sécurité alimentaire.
  • Une enquête indépendante est essentielle pour déterminer la composition chimique et évaluer les violations potentielles des conventions sur l’environnement et les armes chimiques.

Les pulvérisations de substances chimiques par l’armée israélienne sur des terres agricoles dans le sud du Liban et en Syrie ont suscité des inquiétudes quant à d’éventuels crimes de guerre et dommages environnementaux.

Les autorités libanaises et syriennes ont accusé Israël d’utiliser l’herbicide glyphosate. Cette utilisation a entraîné une augmentation significative des niveaux dans les échantillons de sol et de cultures. Ces conclusions ont incité les ministères libanais de l’Agriculture et de l’Environnement à réagir. Ils ont mis en garde contre les risques potentiels pour la production agricole et la fertilité à long terme des sols.

Violation du droit international humanitaire

Israël a informé la FINUL de son intention de pulvériser une substance « non toxique » près de la frontière. Toutefois, l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme estime que le fait de cibler intentionnellement des terres agricoles civiles constitue une violation du droit international humanitaire. L’organisation souligne que la destruction généralisée de propriétés privées sans justification militaire claire pourrait constituer un crime de guerre. Elle avertit également que ces actes menacent la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des civils.

Les inquiétudes s’étendent à la Syrie

Les inquiétudes dépassent les frontières du Liban, car l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme a également documenté des pulvérisations de pesticides non identifiés par des avions israéliens sur des terres agricoles dans la campagne de Quneitra, dans le sud de la Syrie. À la suite d’incidents répétés, les responsables syriens ont exprimé leur inquiétude quant aux menaces potentielles pour la sécurité alimentaire et la viabilité des cultures en raison du manque d’informations sur les produits chimiques utilisés.

Appel à une enquête indépendante

L’Observatoire exhorte la communauté internationale à lancer une enquête indépendante afin de prélever des échantillons de sol et de cultures pour les soumettre à des tests approfondis en laboratoire. Cette analyse viserait à identifier la composition chimique des substances et à évaluer leur toxicité. Elle chercherait également à déterminer si des conventions internationales sur l’environnement ou les armes chimiques ont été violées.

Observations dans la campagne de Quneitra

Selon des informations diffusées par la télévision syrienne, les cultures de la campagne de Quneitra ont commencé à jaunir environ une semaine après la pulvérisation. Les agriculteurs ont observé une décoloration des mauvaises herbes et des cultures. Cela suggère une exposition potentielle à des produits chimiques ayant un impact sur la santé des sols et des plantes.

Graves dommages environnementaux

Malgré ces observations, aucune déclaration officielle n’a été publiée par les autorités syriennes pour clarifier la nature des substances ou leur impact potentiel sur la santé humaine et l’environnement. Les inspections sur le terrain menées par la Direction de l’agriculture de Quneitra ont révélé des dommages environnementaux et agricoles importants. Elles ont notamment constaté une perte totale de la couverture végétale dans les zones pulvérisées. Ces conclusions soulignent l’impact grave et immédiat sur l’écosystème local.

(JW)

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