Principaux renseignements
- L’Iran affirme sa résistance face aux pressions internationales, en particulier en ce qui concerne l’enrichissement d’uranium.
- Les négociations en cours entre l’Iran et les puissances mondiales se heurtent à des obstacles importants en raison de la méfiance persistante à l’égard du programme nucléaire iranien.
- La présence des dirigeants militaires américains illustre le recours potentiel à la force en cas d’échec de la diplomatie.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné la force de l’Iran dans sa capacité à résister à la pression des nations puissantes lors d’un récent sommet à Téhéran. Il a réitéré la position de l’Iran sur l’enrichissement de l’uranium, un point de discorde majeur avec les États-Unis, en particulier après le bombardement des sites nucléaires iraniens par le président Donald Trump en 2025 pendant la guerre entre l’Iran et Israël.
« Trop proche du matériau pour armes nucléaires »
Bien que le président Masoud Pezeshkian ait qualifié les pourparlers tenus à Oman le 6 février de « pas en avant », les commentaires d’Araghchi soulignent les défis importants qui subsistent dans les négociations.
Alors que l’Iran maintient que son programme nucléaire est uniquement destiné à des fins pacifiques, l’Occident et l’Agence internationale de l’énergie atomique ont exprimé leurs inquiétudes concernant un ancien programme militaire iranien visant à développer des armes nucléaires. L’Iran avait enrichi de l’uranium à 60 pour cent de pureté, se rapprochant ainsi des 90 pour cent requis pour obtenir du matériel de qualité militaire.
Capacités militaires américaines
La présence de l’amiral Brad Cooper, chef du Commandement central de l’armée américaine, lors des pourparlers à Oman a rappelé les capacités militaires des États-Unis dans la région. À l’issue des négociations indirectes, Cooper a accompagné l’envoyé spécial américain Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Trump, jusqu’au Lincoln en mer.
Les propos d’Araghchi suggèrent qu’il prend au sérieux la menace d’une action militaire américaine, un sentiment partagé par de nombreux Iraniens ces dernières semaines. Il a rappelé des exemples passés où les négociations avec les États-Unis avaient été suivies d’attaques contre l’Iran.
Netanyahu
Pour compliquer encore la situation, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit rencontrer le président Trump le 11 février afin de discuter des négociations en cours avec l’Iran. Netanyahu estime que pour aboutir, les négociations doivent aborder la question des restrictions sur les missiles balistiques iraniens et le soutien de l’Iran à des groupes militants tels que le Hezbollah et le Hamas.
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