Ionnyk, le premier « cadre connecté » au monde pour exposer des NFT sur de l’e-papier

Encore une innovation « made in Belgium » qui affiche de grandes ambitions. INKcoming, la start-up de La Hulpe experte du papier électronique, dévoile ce jeudi une levée de fonds de 1 million d’euros. Son objectif est clair : révolutionner l’art digital avec Ionnyk, son cadre connecté dédié notamment aux NFT.

« Un objet d’art magique. C’est comme du papier, avec les mêmes pigments que ceux utilisés dans l’industrie de l’impression. Une photo numérique apparaît mais sans écran, sans câble et animée », s’émerveille-t-on encore chez Ionnyk, la marque de cadres numériques de l’entreprise INKcoming.

La jeune pousse brabançonne annonce ce jeudi un tour de table de 1,05 million d’euros auprès de ses investisseurs historiques, des membres du réseau BeAngels mais aussi la Région wallonne, au travers entre autres du fonds W.I.N.G, qui apporte le plus de capitaux en une fois (350.000 euros).

Deux nouveaux acteurs, Noshaq (Leansquare) et Invest.BW (B2Start) ont également participé à l’augmentation de capital, aux côtés d’un pool d’investisseurs privés issu du monde de l’art, la culture et de l’événementiel.

Refermons sur ce la parenthèse business pour regarder de plus près les technologies embarquées et notamment le procédé de traitement de l’image. Ce fameux papier à l’encre électronique, pour lequel a été introduite une demande de brevet, utilise la lumière naturelle et permet des économies d’énergie nettement supérieures aux écrans (OLED ou LCD).

La toile en « e-paper » se compose de millions de microcapsules, qui contiennent des particules chargées électriquement en noir et blanc. Lorsqu’un champ électrique est appliqué, les particules se déplacent. Et à l’inverse, l’image se fige.

Expansion digitale de l’art

Pour agrémenter son cadre connecté qu’elle conçoit comme une « mini galerie digitale » à accrocher au mur, la start-up propose un catalogue d’environ 1000 œuvres d’art digitales en noir et blanc. À partir d’une app sur leurs smartphones, les clients peuvent streamer les contenus sur le cadre Ionnyk. Soit par le biais d’un abonnement, service présenté comme un « Spotify de l’art », soit par l’achat d’œuvres NFT (ces jetons numériques dits non fongibles -programmés rares et irremplaçables- qu’on ne doit normalement plus expliquer en 2022, quoique).

En optant pour ces NFT, sorte de certificats de propriété attachés à l’œuvre et enregistrés sur la blockchain, Ionnyk estime que sa clientèle ne doit plus s’inquiéter du vol ou des assurances. Ces crypto-actifs permettent en principe d’authentifier l’œuvre à laquelle ils sont liés et d’assurer la traçabilité de son (ses) propriétaire(s).

La start-up wallonne a l’ambition d’internationaliser son produit mais aussi ses services numériques en y développant tout l’univers artistique et culturel : vernissage domicile, expositions éphémères, événements live… INKcoming souhaite également permettre à ses clients, comme aux artistes faisant partie de son collectif d’exposants, de négocier, d’acheter, de vendre ces NFT exclusifs à la plateforme.

« La déclinaison innovante, concrète et pertinente des technologies Blockchain et IoT a le potentiel de changer profondément et durablement le secteur de l’art », s’enthousiasme-t-on chez W.I.N.G.

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