L’indice de volatilité, ou VIX, de la bourse d’options CBOE à Chicago est considéré comme le principal baromètre de la peur ou de la nervosité des investisseurs. Cette jauge permet de déduire que la peur était bien présente lors du « lundi noir ».
Quoi ? L’indice VIX reflète la volatilité attendue, c’est-à-dire les mouvements à la hausse et à la baisse, de l’indice boursier américain S&P 500 au cours des trente prochains jours, sur la base des prix des options. Plus le VIX est élevé, plus la turbulence est grande. Un VIX bas indique quant à lui un climat boursier calme.
Où en sommes-nous ? L’indice VIX a grimpé en deux jours de négociation de 18 à 38, avant de se calmer un peu.
- Un niveau à partir de 30 indique une grande nervosité, selon les analystes. Les niveaux de lundi étaient les plus élevés depuis des années.
- Le baromètre de la peur est même monté brièvement au-dessus du niveau de 80 lundi. Ce sont des pics – bien que très temporaires – qui n’ont pas été vus depuis le début de la crise du coronavirus (mars 2020).

Ce qu’ils disent : « Lors d’une telle montée rapide de l’indice VIX, tout le monde veut sortir en même temps pour réduire ses risques, et les choses vont vite », analyse Peter Garnry, stratège boursier chez Saxo, à propos de la panique boursière de lundi.
- Comme beaucoup de ses collègues, il s’attend à encore plus de fluctuations à court terme.
- Certains analystes pensent, sur la base de données historiques, qu’un niveau de 45 points du VIX signale que le marché baissier (baisse des bourses) a atteint son point bas. Si cette théorie se vérifie, nous pouvons nous attendre à encore plus de turbulences boursières.