Impasse à Bruxelles : personne ne veut assumer le rôle de démineur


Principaux renseignements

  • Bruxelles reste politiquement paralysée après un énième échec dans la formation d’un gouvernement.
  • La nomination de négociateurs pour sortir de l’impasse est au point mort en raison de la réticence des candidats potentiels.
  • Malgré la reprise du dialogue, des divergences politiques profondes continuent d’entraver la formation d’un nouveau gouvernement.

Les négociations politiques à Bruxelles restent dans l’impasse, même un an et demi après les élections. Une réunion de tous les partis démocratiques, organisée à l’initiative du mouvement citoyen Respect Brussels, a abouti à un accord visant à nommer un « duo de déminage » – un francophone et un néerlandophone – afin de sortir de l’impasse dans le processus de formation.

Pas de candidats

Cependant, il s’est avéré difficile d’identifier les partis qui fourniraient ces négociateurs essentiels, et la réunion s’est terminée sans qu’aucune décision ferme n’ait été prise. C’est ce que rapporte Bruzz.

Les premières suggestions ont désigné le MR et Groen, les deux principaux partis issus des récentes élections. Mais selon certaines informations, la dirigeante de Groen, Elke Van den Brandt, ne se serait pas montrée très enthousiaste à l’idée d’assumer ce rôle, se souvenant d’une précédente tentative infructueuse de formation d’un gouvernement aux côtés de Christophe De Beukelaer, du parti Les Engagés, il y a tout juste un an. De même, le MR n’aurait pas manifesté un vif intérêt pour cette tâche difficile.

Propositions alternatives

Un autre scénario proposé impliquait le PS et Anders (anciennement Open Vld), les partis disposant d’un pouvoir de veto important, chacun désignant un « démineur ». Une fois de plus, aucune confirmation officielle n’a été donnée. Le leader du parti Anders, Frédéric De Gucht, a publiquement déclaré qu’il n’était pas disposé à assumer le rôle de formateur, se demandant pourquoi on attendait de lui qu’il réussisse alors que d’autres semblaient déterminés à contrecarrer ses efforts.

L’incertitude persiste

Le caractère peu concluant de la réunion laisse l’avenir incertain. Une réunion de suivi n’a pas encore été programmée. Alors que Frédéric Lamote, de Respect Bruxelles, a confirmé l’absence de nouvelles informations, une source gouvernementale anonyme s’est dite confiante quant à la possibilité de trouver une solution grâce aux discussions en cours en coulisses.

Cependant, certains restent sceptiques. Un initié politique francophone a reconnu que la reprise du dialogue peu après l’échec de la tentative de formation du leader des Engagés, Yvan Verougstraete, constituait une avancée positive, mais a souligné que les obstacles fondamentaux empêchant la formation d’un gouvernement persistaient.

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