Hong Kong emprisonne le père d’une militante basée aux États-Unis pour tentative de fraude à l’assurance


Principaux renseignements

  • Un tribunal de Hong Kong a condamné Kwok Yin-sang à huit mois de prison pour avoir tenté de retirer des fonds d’une police d’assurance appartenant à sa fille, une militante basée aux États-Unis recherchée en vertu de la loi sur la sécurité nationale.
  • Cette affaire est la première dans laquelle un membre de la famille d’un activiste poursuivi en vertu de la loi sur la sécurité nationale a été traduit en justice.
  • La répression des autorités de Hong Kong contre les militants à l’étranger témoigne d’une tendance inquiétante à la persécution politique.

Un tribunal de Hong Kong a condamné Kwok Yin-sang, âgé de soixante-neuf ans, à huit mois de prison, selon l’agence Reuters. Concrètement, les juges ont sanctionné sa tentative de retrait de fonds d’une police d’assurance appartenant à sa fille, Anna Kwok. Les autorités de la région administrative spéciale recherchent cette activiste établie aux États-Unis en vertu de la loi sur la sécurité nationale. À cet égard, cette affaire constitue le premier cas de condamnation visant un membre de la famille d’un défenseur de la démocratie poursuivi sous ce régime juridique.

Répression transnationale

Anna Kwok, directrice exécutive du Hong Kong Democracy Council à Washington, qualifie la condamnation de son père de répression transnationale. Par ailleurs, elle précise qu’elle ne détient pas la police d’assurance, car ses parents l’avaient souscrite pour elle durant son enfance.

Les autorités de Hong Kong ont déjà offert une récompense substantielle pour toute information menant à son arrestation. Simultanément, elles interdisent à quiconque de gérer des fonds en son nom. Par ailleurs, le gouvernement accuse Kwok de prôner des sanctions étrangères contre la Chine ainsi que de mener des activités hostiles lors de réunions internationales.

Bien que l’avocat de Kwok Yin-sang ait plaidé pour une peine réduite faute de preuves de transfert d’argent, le magistrat a maintenu sa position. Le juge a estimé que ces actions ne menaçaient pas directement la sécurité nationale, mais toutefois, elles pourraient dissuader sa fille de revenir à Hong Kong.

Militants à l’étranger visés

Cette affaire s’inscrit dans une tendance des autorités hongkongaises à cibler les militants basés à l’étranger, notamment les anciens législateurs Nathan Law et Ted Hui, en offrant des primes pour leur arrestation. Les gouvernements américain et britannique ont condamné ces primes. En 2025, les États-Unis ont imposé des sanctions à plusieurs responsables chinois et hongkongais accusés d’être impliqués dans une « répression transnationale ».

Les gouvernements de Hong Kong et de Chine soutiennent que la loi sur la sécurité nationale promulguée en 2024 et la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin en 2020 sont essentielles pour maintenir la stabilité dans la ville.

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