Heineken se retire de la République démocratique du Congo après 40 ans


Principaux renseignements

  • Heineken se retire de la République démocratique du Congo après 40 ans en vendant sa participation dans Bralima à ELNA Holdings.
  • Cette décision vise à rationaliser les opérations de Heineken.
  • Malgré ce retrait, les marques Heineken resteront disponibles au Congo grâce à des accords de licence.

Heineken, le géant néerlandais des boissons, a décidé de se retirer de la République démocratique du Congo après près de quatre décennies. Cette décision fait suite à la vente de sa participation majoritaire dans Bralima, une entreprise leader du secteur des boissons en Afrique centrale, à ELNA Holdings, basée à Maurice. Heineken a expliqué que cette décision stratégique s’inscrivait dans le cadre d’un plan plus large visant à rationaliser ses opérations et à réduire ses participations dans des brasseries de certains pays. Malgré ce retrait, les marques Heineken resteront disponibles au Congo grâce à des accords de licence.

Défis dans l’est du Congo

Cette cession intervient après que Heineken a été confronté à des défis majeurs dans l’est du Congo l’année dernière. De violents affrontements entre le groupe rebelle M23 et l’armée congolaise ont perturbé les opérations et entraîné la perte de contrôle des installations à Bukavu et Goma. Ces incidents ont mis en évidence la complexité des opérations dans une région en proie à des conflits. Auparavant, Heineken avait déjà vendu sa brasserie de Bukavu pour un prix symbolique.

La vente de Bralima, qui comprend des brasseries à Kinshasa, Kisangani et Lubumbashi, marque la fin de la présence de Heineken au Congo après 40 ans. Les parties n’ont pas divulgué les détails financiers de cette transaction. Il convient de noter que Bralima a joué un rôle crucial dans la carrière de Dolf van den Brink, l’actuel PDG de Heineken. Il y a occupé le poste de directeur commercial de 2005 à 2009, période qu’il considère comme déterminante dans son développement professionnel.

Critiques passées

Les activités de Heineken au Congo ont fait l’objet de critiques, notamment en ce qui concerne les activités de Bralima dans les zones contrôlées par les rebelles. En 2015, d’anciens employés ont déposé une plainte auprès de l’OCDE, alléguant des violations des droits de l’homme entre 1999 et 2003. Ils ont accusé Heineken de ne pas avoir pris les mesures adéquates pour régler des problèmes tels que des licenciements abusifs et une collaboration présumée avec le groupe rebelle RCD-Goma. Le litige a finalement été réglé en 2017. (jv)

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