Hausse des prix du pétrole suite à l’échec des négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine


Principaux renseignements

  • L’échec des négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine a entraîné une hausse de 3 pour cent des prix du pétrole.
  • Les traders sont pris entre l’augmentation potentielle de l’offre de pétrole iranien et les risques accrus liés aux exercices navals russes et aux tensions près du détroit d’Ormuz.
  • La Hongrie a suspendu ses livraisons de diesel à l’Ukraine, ce qui montre la complexité du paysage géopolitique autour des flux énergétiques.

L’échec des pourparlers de paix entre la Russie et l’Ukraine a entraîné une hausse de près de 3 pour cent des prix du pétrole. Cela a ravivé les inquiétudes du marché concernant les sanctions à long terme sur le pétrole russe et les pénuries d’approvisionnement potentielles.

À 8h20, lors des discussions de mercredi matin, le Brent brut pour livraison en avril a augmenté de 2,74 pour cent pour s’établir à 69,15 dollars le baril. Le WTI brut pour livraison en mars a augmenté de 2,79 pour cent pour s’établir à 64,05 dollars le baril. Aujourd’hui, à 10h30, le Brent brut s’établissait à 71,06 dollars le baril et le WTI brut à 65,91 dollars le baril.

Escalade des tensions régionales

Les traders évaluent actuellement deux forces opposées. D’une part, ils envisagent la possibilité d’une augmentation de l’approvisionnement en provenance d’Iran si les négociations nucléaires menées par les États-Unis aboutissent. D’autre part, ils prennent en compte les risques accrus liés aux exercices navals conjoints impliquant la Russie. Par ailleurs, ils surveillent également l’escalade des tensions autour du détroit d’Ormuz. Cette voie maritime est essentielle pour le transport mondial du pétrole. Ainsi, cet équilibre délicat contribue à la volatilité des prix sur le marché.

Ajoutant aux tensions régionales, la Hongrie a suspendu ses livraisons de diesel à l’Ukraine, invoquant ce qu’elle qualifie de « chantage politique » de la part de l’Ukraine qui bloque le transit du pétrole russe sur son territoire. La Hongrie recherche d’autres voies d’approvisionnement. Elle a demandé l’accès aux réserves stratégiques de pétrole brut. Elle étudie également les possibilités de transporter du pétrole russe via la Croatie par l’oléoduc adriatique.

Croatie face à un dilemme

La Slovaquie dépend du même pipeline pour ses importations de carburant. Elle a également mis en garde contre d’éventuelles perturbations et restrictions à l’exportation si le problème persiste.

La situation en Croatie complique encore davantage les choses. Le Premier ministre a fait part de ses réserves quant à l’augmentation du transport de pétrole brut russe sur son territoire. Il suggère ainsi qu’une utilisation plus intensive de l’oléoduc adriatique pourrait se heurter à une opposition politique.

(JW)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus