Principaux renseignements
- Jeremie Vaneeckhout (Groen) propose d’interdire les adoptions internationales en Flandre afin de privilégier le bien-être des enfants plutôt que les désirs des futurs parents.
- Vaneeckhout invoque les abus systémiques, les dommages psychologiques causés aux enfants adoptés et les dynamiques de pouvoir postcoloniales abusives pour justifier cette interdiction.
- Groen préconise la réalisation d’études historiques sur les adoptions illégales passées.
Jeremie Vaneeckhout, député de Groen, plaide en faveur d’une interdiction des adoptions internationales en Flandre. Il affirme que le système actuel est fondamentalement défaillant et privilégie les désirs des futurs parents au détriment du bien-être des enfants. Vaneeckhout souligne des problèmes persistants tels que la falsification de documents, le trafic d’enfants et les abandons forcés comme preuves d’abus systémiques au sein du secteur de l’adoption.
Impacts psychologiques sur les enfants adoptés
Il met en évidence les difficultés psychologiques auxquelles sont confrontés de nombreux enfants adoptés, notamment la dépression, l’anxiété et les problèmes d’attachement. Le manque d’informations précises sur leurs origines laisse sans réponse des questions cruciales sur leur identité. Vaneeckhout souligne que la protection des droits des enfants nécessite la fin définitive des adoptions internationales.
Se référant aux Pays-Bas, qui ont interdit les adoptions internationales en 2023, Vaneeckhout affirme que la pause actuelle en Flandre crée de faux espoirs chez les futurs parents. Il reconnaît le désir de parentalité, mais affirme que cela ne confère pas un droit absolu à un enfant.
Dynamiques de pouvoir postcoloniales
La position de Groen reconnaît que cette question est étroitement liée aux dynamiques de pouvoir postcoloniales. Vaneeckhout critique la notion d’adoption comme « sauvetage » et affirme qu’elle néglige les causes structurelles de la pauvreté dans les pays en développement. Il souligne les pressions sociales et économiques exercées sur les parents vulnérables, souvent des mères célibataires, pour qu’ils abandonnent leurs enfants.
Pour répondre à ces préoccupations, Groen propose une résolution au Parlement préconisant l’achèvement des procédures d’adoption en cours avec un jugement définitif sur l’aptitude, tout en suspendant les nouvelles demandes. Le parti appelle également à un investissement accru dans la coopération au développement, en particulier dans la prise en charge des jeunes dans les pays d’origine, afin de donner aux enfants les moyens de s’épanouir dans leur propre environnement.
Réparer les injustices du passé
En outre, Groen préconise une recherche historique approfondie sur les adoptions illégales entre 1960 et 2005, afin d’examiner le rôle joué par les gouvernements et les agences d’adoption. La création d’un comité de reconnaissance et de médiation est proposée pour réparer les injustices du passé. Vaneeckhout souligne l’importance de reconnaître la vérité et de prendre les mesures juridiques appropriées si nécessaire.
Il conclut en soulignant la nécessité de mettre en place des services de suivi accessibles pour les personnes adoptées, notamment un soutien à la recherche sur leurs origines et un accompagnement psychosocial. Groen appelle à la vigilance afin d’éviter que les nouveaux modèles familiaux ne reproduisent les schémas d’exploitation liés au déplacement et aux rapports de force inégaux.
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