Gouvernement suédois promet de lutter contre le chômage élevé


Principaux renseignements

  • La ministre suédoise des Finances, Elisabeth Svantesson, vise à réduire le taux de chômage du pays, qui s’élève à 8,1 pour cent, en recourant à des conditions plus strictes pour l’octroi des allocations chômage.
  • Malgré des prévisions de croissance économique, la Suède est confrontée à un taux de chômage élevé par rapport aux autres pays de l’UE.
  • Svantesson défend son approche en arguant que les gouvernements précédents ont autorisé une immigration importante sans mettre en place de mesures d’intégration adéquates, ce qui a contribué au problème actuel du chômage.

La ministre suédoise des Finances, Elisabeth Svantesson, s’est engagée à lutter contre le taux de chômage élevé du pays, avec pour objectif de le ramener de son niveau actuel de 8,1 pour cent. Elle prévoit d’y parvenir grâce à une combinaison de mesures, notamment des réductions d’impôt sur le revenu destinées à stimuler l’économie et des conditions plus strictes pour les bénéficiaires des allocations chômage, afin de les encourager à rechercher activement un emploi.

Défi persistant

Malgré des prévisions de croissance économique atteignant 3 pour cent cette année, le taux de chômage en Suède reste préoccupant, se classant parmi les plus élevés de l’Union européenne. Cela représente un défi important pour le gouvernement de centre-droit qui se prépare pour les élections de septembre. Svantesson souligne la nécessité de lutter contre le ralentissement économique et de créer des opportunités pour que les individus puissent réintégrer le marché du travail.

Le budget 2023 du gouvernement prévoit une relance budgétaire substantielle, d’un montant de 80 milliards de couronnes suédoises (environ 7,5 milliards d’euros), dont une partie importante est destinée à la réduction de l’impôt sur le revenu.

Critiques de l’opposition

Les nouvelles politiques obligent également les bénéficiaires d’allocations à participer à des programmes financés par l’État destinés à faciliter leur réintégration sur le marché du travail. Cependant, Svantesson a été critiquée par ses adversaires politiques, qui affirment que l’accent mis sur les réductions d’impôts profite de manière disproportionnée aux personnes à hauts revenus. La chef de l’opposition social-démocrate, Magdalena Andersson, attribue les difficultés de la Suède en matière de chômage aux politiques gouvernementales qui ont contribué au « chômage de masse ».

Svantesson défend son approche en soulignant le contexte historique des difficultés rencontrées par la Suède en matière de chômage. Elle affirme que les gouvernements précédents ont autorisé une immigration importante sans fournir un soutien suffisant à l’intégration, ce qui a conduit à la situation actuelle. Elle soutient que l’administration actuelle s’attaque à ces problèmes grâce à une stratégie à plusieurs volets comprenant l’éducation, des incitations, des prestations et la fiscalité.

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