Principaux renseignements
- La France mène son plus grand exercice militaire depuis la guerre froide, mobilisant des milliers de soldats et un équipement considérable.
- L’exercice Orion 26 simule des scénarios de guerre intense en Europe, répondant directement à la menace croissante que représente la Russie.
- L’exercice multinational teste les capacités de leadership de la France et son interopérabilité avec ses alliés.
La France mène son plus grand exercice militaire depuis la guerre froide, mobilisant 12 500 soldats et un vaste arsenal militaire. L’exercice Orion 26 se déroulera sur trois mois, jusqu’au 30 avril, et implique 24 partenaires internationaux.
Reflet des tensions croissantes
L’exercice de grande envergure vise à préparer les forces armées à des scénarios de guerre de haute intensité en Europe, reflétant la menace croissante que représente la Russie. Un scénario fictif impliquant deux pays, Arnland et Mercury, reflète les tensions géopolitiques dans la région. Mercury, un État expansionniste, cherche à déstabiliser son voisin, Arnland, afin d’empêcher son intégration à l’Union européenne.
La France dirige une coalition multinationale qui défend l’Arnland contre les attaques hybrides et le soutien des milices soutenues par Mercury. L’exercice comprendra des simulations de débarquements amphibies et de contre-attaques, à commencer par le déploiement d’environ 700 soldats et 100 véhicules près de Quiberon en février. En avril, l’exercice passera sous le commandement de l’OTAN afin d’évaluer l’interopérabilité des armées européennes.
Tester les capacités de leadership
Orion 26 testera la capacité de la France à diriger une force multinationale dans un conflit de haute intensité, en mettant l’accent sur l’efficacité de la communication et du soutien logistique. L’exercice intègre des éléments de guerre cybernétique et des simulations spatiales, reflétant la nature évolutive de la guerre moderne. Parmi les participants figurent des alliés tels que le Japon, la Suisse, le Maroc et les États-Unis.
L’exercice à grande échelle se déroule dans un contexte d’inquiétudes croissantes concernant l’agression russe. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a récemment averti que la Russie pourrait prendre pour cible l’alliance d’ici cinq ans. Alors que les tactiques de guerre hybride attribuées à la Russie se multiplient en Europe et que l’invasion de l’Ukraine se poursuit, Orion 26 constitue une démonstration cruciale de la préparation et de l’engagement de la France en matière de défense collective. (at)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

