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Footgate : Mogi Bayat a gagné plus d’argent après le scandale qu’avant

Footgate : Mogi Bayat a gagné plus d’argent après le scandale qu’avant
Malgré le Footgate, Mogi Bayat continue ses affaires en Belgique. (VIRGINIE LEFOUR/AFP via Getty Images)

Cinq ans après l’éclatement d’un des plus grands scandales de l’histoire du football belge, il apparaît que l’un des principaux suspects réalise toujours des affaires florissantes. C’est bien simple : Mogi Bayat a gagné plus d’argent après qu’avant le Footgate. Malgré ses démêlés avec la justice, qui ne sont toujours pas réglés.

Pourquoi est-ce important ?

Le Footgate était censé donner un grand coup de pied dans la fourmilière du football belge. Si certaines fourmis (le repenti Dejan Veljkovic surtout) sont effectivement tombées, d'autres continuent d'y œuvrer fiévreusement. C'est notamment le cas de la Reine, Mogi Bayat.

Dans l’actu : les plantureuses affaires de Mogi Bayat depuis le scandale.

  • Selon les calculs effectués par Het Laatste Nieuws, l’agent de joueurs a réalisé plus de bénéfices sur les quatre saisons qui ont suivi le début du Footgate que lors des quatre qui l’ont précédé.

Malgré le Footgate, Bayat est toujours bien installé à Gand

Les chiffres : plus de 16 millions d’euros de bénéfices depuis le Footgate.

  • S’il se fait plus discret tant en tribune que sur les réseaux sociaux, Bayat n’en est pas moins actif en coulisse.
  • Entre 2019 et 2022, il a réalisé des bénéfices de 13,23 millions d’euros via sa société belge, rapporte HLN. Auxquels il faut ajouter les 3,44 millions d’euros acquis via sa structure britannique. On arrive à un total de 16,67 millions d’euros de bénéfices enregistrés sur ces quatre années, après l’éclatement du scandale.
  • De prime abord, cela paraît beaucoup. Et quand on réalise une comparaison avec ce que Bayat a engrangé avant le Footgate… on se rend compte que c’est effectivement colossal. Lors des quatre années qui ont précédé le début de l’affaire, il avait réalisé des bénéfices à hauteur de 11,62 millions d’euros.

Les détails : avec quels clubs ?

  • Ces dernières années, certains grands clubs du royaume préfèrent se passer au maximum des services de Bayat, explique HLN. C’est notamment le cas du RSC Anderlecht et du Club Bruges, où il n’a plus été impliqué que pour des transferts sortants ou des prolongations de contrat. Généralement autour de joueurs qu’il avait amenés lui-même sur place quelques années plus tôt.
  • Le club qui continue de faire le plus d’affaires avec Bayat est La Gantoise. Il y aurait encore été impliqué dans pas moins de 25 deals depuis 2020.
    • Par exemple, il a joué un rôle dans le transfert de Jonathan David vers Lille. Et dans l’arrivée d’Andrew Hjulsager depuis Ostende.
    • Bayat a aussi contribué au retour du coach Hein Vanhaezebrouck à Gand, où il a été prolongé depuis.

Jamais condamné, mais toujours sur la sellette

Et maintenant : le roi restera-t-il sur son trône ?

  • A priori, le futur s’annonce moins rose pour Bayat. En tout cas en Belgique. Le nombre de deals dans lesquels il a été impliqué a beaucoup diminué en 2022, et cela semble être aussi le cas en 2023.
    • Une éventuelle condamnation judiciaire serait évidemment une tuile. En janvier de l’année dernière, il a été mis en accusation pour des préventions, notamment, de blanchiment et de falsification de compétition, rappelle Le Soir. Selon HLN, contrairement à de nombreux autres protagonistes du Footgate, Bayat ne devrait pas s’en sortir avec une transaction pénale.
    • Toujours est-il que la Clearing House créée suite au scandale n’a jusqu’à présent jamais rien trouvé à redire sur ses opérations.
  • Dans le même temps, Bayat continue d’œuvrer à l’étranger. On le sait en bonnes relations avec les dirigeants de Watford (Angleterre) et de l’Udinese (Italie), qui appartiennent à la même famille. Sans parler de la voie royale dont il bénéficie à Nantes (France). Là aussi, l’agent de joueurs a toutefois quelques soucis judiciaires sur le paletot.
    • En avril dernier, on a appris que le parquet de Rennes a ouvert une information judiciaire pour “exercice illégal de l’activité d’agent sportif” et “blanchiment en bande organisée”. Dans son viseur : des transactions liées au réseau de Bayat autour du FC Nantes.
    • Dans la foulée, Het Nieuwsblad a révélé que la Fédération anglaise enquêtait sur ses relations avec un certain Lorenzo Gallucci. Ce dernier aurait détenu des parts dans une société de Bayat alors qu’il collaborait avec le club de Watford. Ce qui poserait la question d’un conflit d’intérêts.
  • Jusqu’à présent, Mogi Bayat n’a toutefois jamais été condamné par la justice. Dans aucun pays.
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