Principaux renseignements
- Les États-Unis ont saisi un sixième pétrolier lié au Venezuela.
- L’action illustre la répression continue contre la « flotte noire » du Venezuela, un réseau de navires utilisés pour le transport de pétrole soumis à des sanctions.
- Les exportations de pétrole du Venezuela ont été gravement touchées par les saisies, les chargements de janvier ayant chuté à environ la moitié de leur niveau habituel.
Les forces américaines ont intercepté et saisi un sixième pétrolier lié au Venezuela dans la mer des Caraïbes. Le navire, baptisé Veronica, a été saisi sans incident lors d’une opération menée avant l’aube par les Marines américains.
Cibler les navires sanctionnés
Selon le Commandement Sud, cette saisie s’inscrit dans le cadre de l’initiative du président Donald Trump visant à imposer une « quarantaine » aux navires sanctionnés transportant du pétrole vénézuélien. Cette mesure reflète l’intention de Washington d’exercer un contrôle sur les vastes réserves pétrolières du Venezuela et de s’assurer que toutes les exportations sont effectuées de manière légale.
Le Veronica, un pétrolier battant pavillon guyanais, a quitté les eaux vénézuéliennes à vide début janvier. Les données de TankerTrackers.com montrent que le navire avait auparavant été immatriculé en Russie sous différents noms. L’opération a nécessité la coordination des efforts de divers départements militaires et gouvernementaux américains.
Répression contre la « flotte noire »
La dernière saisie suggère que la répression contre la « flotte noire » du Venezuela, un réseau de plus de 1 000 navires utilisés pour transporter du pétrole soumis à des sanctions, va se poursuivre. Les États-Unis collaborent avec le gouvernement intérimaire du Venezuela pour réglementer les ventes de pétrole vénézuélien. Cette saisie fait suite à l’annonce de la première vente de pétrole vénézuélien par les États-Unis, d’une valeur de 500 millions de dollars (environ 430,6 millions d’euros).
Trump a récemment appelé les dirigeants du secteur pétrolier à investir 100 milliards de dollars (environ 86,1 milliards d’euros) dans les infrastructures énergétiques du Venezuela, mais ceux-ci ont souligné la nécessité de réformes importantes pour rendre le pays attractif pour les investisseurs.
Impact sur les exportations de pétrole vénézuélien
Les saisies de pétroliers ont eu un impact significatif sur les exportations de pétrole du Venezuela, les chargements de janvier ayant chuté à environ la moitié de leur niveau normal, selon le fournisseur d’analyses maritimes Kpler.
Actuellement, seuls les navires à destination des raffineries américaines ou vénézuéliennes chargent du pétrole brut au Venezuela, dont certaines sont situées loin des champs pétrolifères. Kpler a estimé qu’environ 15,5 millions de barils de pétrole brut attendaient sur 17 pétroliers dans les eaux vénézuéliennes au 13 janvier, à l’exclusion des navires déjà en route vers les États-Unis.
Rencontres diplomatiques
La saisie coïncide avec une rencontre entre Trump et la leader de l’opposition vénézuélienne María Corina Machado à la Maison Blanche. Un envoyé du gouvernement vénézuélien devrait également se rendre à Washington cette semaine pour rencontrer des responsables américains et entamer les démarches en vue de la réouverture de l’ambassade du Venezuela.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé que l’accord énergétique de 500 millions de dollars (environ 430,6 millions d’euros) avait été largement facilité par l’ancien président par intérim, Juan Guaidó, qui a également réaffirmé l’engagement du Venezuela à libérer les prisonniers politiques.
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