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Estee Lauder doit comparaître devant un juge pour avoir prétendument induit les actionnaires en erreur

Estee Lauder doit comparaître devant un juge pour avoir prétendument induit les actionnaires en erreur
(Photo by Budrul Chukrut/SOPA Images/LightRocket via Getty Images)

Principaux renseignements

  • Les actionnaires affirment qu’Estee Lauder a dissimulé l’impact négatif de la répression par le gouvernement chinois des ventes non autorisées sur le marché gris.
  • La société aurait dissimulé l’ampleur réelle de la baisse des ventes jusqu’au 1er novembre 2023, entraînant une chute de 19 pour cent de la valeur de l’action et une perte de 8,7 milliards de dollars.
  • Les défendeurs sont accusés d’avoir divulgué des informations de manière sélective, le juge soulignant que la législation sur les valeurs mobilières interdit de telles pratiques.

Un juge fédéral de Manhattan a décidé qu’Estee Lauder devait comparaître devant un tribunal pour pratiques trompeuses à l’égard des actionnaires. Le juge a déterminé que les actionnaires ont présenté des preuves d’omissions trompeuses et d’informations incomplètes de la part de la société, en particulier en ce qui concerne l’impact de la répression par le gouvernement chinois des ventes non autorisées sur le marché gris, connues sous le nom de « daigou », en janvier 2022.

Les actionnaires affirment qu’Estee Lauder est devenue de plus en plus dépendante des ventes « daigou », en particulier dans la province de Hainan, après le début de la pandémie de COVID-19. Ils affirment que la société a dissimulé l’ampleur réelle de l’impact négatif de la répression sur les ventes jusqu’au 1er novembre 2023. Selon eux, cette divulgation tardive a entraîné une chute de 19 pour cent de la valeur des actions d’Estee Lauder et une perte d’environ 8,7 milliards de dollars en termes de capitalisation boursière.

Réponse de la société

Le juge a noté que si les défendeurs ont attribué la baisse des ventes à divers facteurs, ils ont ostensiblement omis de mentionner la répression du « daigou », assurant simultanément les investisseurs d’une reprise imminente. Il a souligné que la législation sur les valeurs mobilières interdisait la divulgation sélective d’informations, qualifiant les actions de la société de « demi-vérités ».

État des poursuites

L’ancien PDG Fabrizio Freda et l’ancienne directrice financière Tracey Travis sont cités comme défendeurs dans le procès. Les tentatives pour obtenir des commentaires d’Estee Lauder et de ses représentants légaux ont été infructueuses.

Les défendeurs avaient demandé le rejet de l’affaire, arguant qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves de fraude intentionnelle ou de lien de causalité direct entre les fausses déclarations présumées et les pertes subies par les actionnaires. Toutefois, le juge a souligné les accusations selon lesquelles Freda et Travis auraient dû reconnaître que la répression du « daigou » était un facteur important de la baisse des ventes en raison de leur accès à des données détaillées sur les ventes et de la présence d’une équipe interne spécialement chargée d’analyser les ventes de « daigou ».

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