Equinor pourrait réduire son financement au Royaume-Uni si les forages en mer du Nord sont bloqués


Principaux renseignements

  • Equinor menace de retirer son financement au Royaume-Uni si le gouvernement bloque les nouvelles explorations en mer du Nord.
  • Le Premier ministre Andy Burnham subit une pression intense pour trouver un équilibre entre ses engagements climatiques et la sécurité énergétique.
  • Les décisions en suspens concernant les gisements de Rosebank et Jackdaw définiront l’héritage environnemental de son gouvernement.

Equinor, l’entreprise énergétique publique norvégienne, a laissé entendre qu’elle pourrait retirer ses futurs financements au Royaume-Uni si le gouvernement bloquait de nouvelles explorations pétrolières et gazières en mer du Nord.

Le directeur général de la société, Anders Opedal, a indiqué que l’entreprise pourrait se tourner vers d’autres régions si le gouvernement refusait d’autoriser les projets Rosebank et Jackdaw.

Décision politique

Opedal a qualifié la décision potentielle du gouvernement de « décision politique », remettant en question la capacité du Royaume-Uni à rester une destination attractive pour les investissements.

Il a fait remarquer que les structures géologiques de la mer du Nord s’étendent au-delà des frontières et a souligné que les projets actuels sont en cours de développement depuis des décennies, certaines licences remontant même à 2001.

Préoccupations climatiques

Cette situation place le Premier ministre Andy Burnham dans une position délicate. Alors que le programme électoral du Parti travailliste promettait de mettre un terme aux nouveaux forages, le Premier ministre a depuis laissé entrevoir une approche plus souple. Il a plaidé en faveur d’une transition pragmatique vers les énergies durables tout en gérant l’urgence climatique actuelle.

Cependant, cette position a suscité une vive réaction de la part d’une coalition de près de 600 experts, parmi lesquels des défenseurs de l’environnement et des climatologues. Ces professionnels ont exhorté le gouvernement à rejeter les autorisations, avertissant que de telles approbations violeraient les accords mondiaux sur le climat et ignoreraient les preuves scientifiques.

Décisions en attente concernant des gisements majeurs

Malgré ces objections, certains indices laissent penser que le gouvernement pourrait procéder aux autorisations, en commençant peut-être par le gisement de gaz de Jackdaw, situé à l’est d’Aberdeen.

Une décision concernant le gisement de Rosebank, la plus grande réserve pétrolière inexploitée de la mer du Nord, est attendue sous peu. Ce choix constitue un test décisif pour les politiques environnementales du Premier ministre, alors que les militants exigent qu’il respecte le programme électoral initial de son parti.

Équilibre entre sécurité énergétique et durabilité

En réponse au débat, un représentant du ministère de la Sécurité énergétique et du Zéro net a souligné que le pétrole et le gaz resteraient essentiels à l’infrastructure énergétique du pays pendant de nombreuses années.

Bien que le ministère ait refusé de spéculer sur des résultats spécifiques, il a affirmé que toute décision finale s’appuierait sur des données environnementales exhaustives et les retours recueillis lors des consultations publiques, en conciliant le besoin de sécurité énergétique et la transition vers l’énergie verte.

(at)

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