Entreprises chinoises de robotaxis se développent à l’international en mettant l’accent sur la rentabilité


Principaux renseignements

  • Les entreprises chinoises de robotaxis privilégient la rentabilité à la part de marché et se développent à l’international grâce à des partenariats avec Uber.
  • Apollo Go, filiale de Baidu, annonce être rentable à Wuhan grâce à un grand nombre de conducteurs et à des véhicules électriques rentables.
  • La taille de la flotte devient un facteur de différenciation important.

Le secteur de la conduite autonome connaît actuellement un essor considérable, et les dirigeants estiment que le tournant est proche. Robin Li, PDG de Baidu, affirme que les retours positifs issus des essais de conduite autonome accélèrent les autorisations réglementaires. Cet optimisme est partagé par Jensen Huang, PDG de Nvidia, et Brian Gu, coprésident de Xpeng, qui ont constaté des progrès technologiques plus rapides que prévu.

Expansion internationale

Les entreprises chinoises de robotaxis se développent de manière agressive à l’international, dans le but de mettre en place un modèle économique rentable plutôt que de simplement conquérir des parts de marché. Au cours des 18 derniers mois, Baidu, Pony.ai et WeRide ont conclu des partenariats avec Uber, permettant aux utilisateurs de commander des robotaxis via l’application dans des endroits spécifiques, à commencer par le Moyen-Orient. Ces collaborations sont considérées comme essentielles à la réussite, car elles améliorent l’efficacité et permettent aux entreprises d’atteindre plus rapidement la rentabilité.

Apollo Go

Depuis la fin de l’année dernière, Apollo Go, filiale de Baidu, annonce être rentable par véhicule à Wuhan, où plus de 1 000 véhicules ont été déployés. Cette rentabilité s’explique par des tarifs de course inférieurs de 30 pour cent à ceux pratiqués à Pékin ou Shanghai. De plus, Baidu a développé ses propres taxis robots électriques, ce qui réduit les coûts d’exploitation de 50 pour cent.

Selon Halton Niu, directeur des activités internationales d’Apollo Go, l’échelle joue un rôle crucial dans la rentabilité. Il souligne qu’un déploiement à grande échelle sur des zones plus vastes est nécessaire pour générer des revenus suffisants.

Concurrents américains

Contrairement aux entreprises chinoises, leurs concurrents américains tels que Waymo, Tesla et Zoox (Amazon) se concentrent principalement sur leur expansion aux États-Unis. Waymo dispose de plus de 2 500 véhicules et connaît une croissance rapide, tandis que Tesla a récemment commencé à tester des robotaxis au Texas et a obtenu une licence pour opérer en Arizona. Zoox accélère également son expansion, mais n’a pas encore dévoilé ses projets internationaux.

Moyen-Orient

La start-up chinoise WeRide a récemment obtenu une licence lui permettant de facturer des trajets en robot-taxi entièrement autonomes à Abu Dhabi, dans l’espoir que la suppression du personnel humain augmentera la rentabilité par véhicule. Pony.ai vise à atteindre cet objectif d’ici à la fin de l’année ou le début de l’année prochaine.

La taille de la flotte deviendra un facteur de différenciation important. Pony.ai prévoit de déployer 1 000 taxis robotisés au Moyen-Orient d’ici à 2028, tandis que WeRide vise les 1 000 d’ici à la fin de l’année prochaine. Apollo Go dispose actuellement d’une centaine de robotaxis à Abu Dhabi et à Dubaï et prévoit de doubler sa flotte dans les mois à venir.

Malgré ces premiers progrès, la course aux robotaxis reste incertaine, car leur déploiement à grande échelle n’a pas encore eu lieu. La couverture reste limitée, même en Chine, où les robotaxis ne circulent que dans des zones désignées.

La sécurité

La sécurité reste un facteur important pour l’approbation réglementaire, et aucun des opérateurs n’a signalé d’accidents mortels ou de blessures graves causés par leurs robotaxis. Apollo Go et Waymo soulignent le faible nombre d’incidents comme preuve de leur sécurité. La Chine devrait continuer à renforcer son soutien au développement national des robotaxis.

Le nombre de robotaxis sur les routes chinoises pourrait passer de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers entre la fin de cette année et 2026, offrant ainsi aux opérateurs encore plus d’opportunités de prouver la viabilité de leurs concepts. (uv)

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