Enfin ! Un robot pour faire le sale boulot : nettoyer les WC

Au cours du World Robot Summit (WRS), qui s’est tenu à Tokyo, au Japon, cette semaine, une équipe de chercheurs de l’Université de Koblenz-Landau, en Allemagne, a montré comment elle avait programmé un robot pour nettoyer efficacement des toilettes. Cette tâche était en effet l’enjeu d’une compétition organisée au cours de cet événement.

Dans le cadre de cette compétition, les équipes devaient présenter des robots capables de nettoyer des WC, autour desquels on avait répandu de l’eau et des salissures. Outre le nettoyage de la cuvette et de l’abattant, les machines devaient aussi détecter ces salissures, et en éliminer une proportion d’au moins 80 %.

Désespérément lent, mais ce n’est pas un problème

C’est un robot TIAGo de PAL Robotics, programmé par des chercheurs de la Team Homer de l’Université de Koblenz-Landau, qui s’est le mieux acquitté de cette mission. Comme il s’agit d’un robot mobile, cette solution a semblé plus pratique que les propositions d’autres équipes, qui avaient créé des robots dédiés bâtis autour de la cuvette, ce qui implique que l’utilisateur aurait eu à les positionner préalablement avant de les faire fonctionner.

Comme on peut le constater dans la vidéo ci-dessous, le TIAGo est désespérément lent. Mais selon ses concepteurs, ce ne devrait pas être une difficulté, car les robots domestiques sont pensés pour travailler en l’absence des occupants de la maison. Les robots aspirateurs, ou les robots tondeuses, dont l’utilisation se banalise, sont aussi très lents, et mettent parfois plusieurs heures à effectuer une tâche que nous ferions en 20 minutes.

La banalisation de ce type de robots de nettoyage domestique n’est pas pour demain

La mauvaise nouvelle, c’est que nous sommes encore très loin de la conception et de la commercialisation de robots autonomes capables de nous libérer de toutes nos corvées ménagères. Pour les ingénieurs, il sera plus facile de concevoir dans un premier temps des robots adaptés au travail dans les hôtels, où les chambres sont identiques, et où le travail de nettoyage est requis à une grande fréquence, ce qui suppose que leur coût sera plus facilement amorti.

Conclusion : Le véritable obstacle à la vulgarisation de tels robots ne tient finalement pas à la technicité de leur conception, mais plutôt au fait que nous autres humains sommes particulièrement doués (et donc productifs et peu coûteux) pour nettoyer nous-mêmes les toilettes, ce qui implique qu’il n’est pas pertinent sur le plan économique de nous substituer des robots… Pour le moment.