En réponse à la pénurie de dentistes, Maggie De Block créée une nouvelle profession: les hygiénistes bucco-dentaires

Le SPF Santé a reconnu la profession d’hygiéniste bucco-dentaire dans le but d’aider à combattre la pénurie actuelle de dentistes. Certaines provinces en Belgique comme la Hainaut ne compte qu’un dentiste pour plus ou moins 1600 citoyens, selon des chiffres de 2017. Obtenir un rendez-vous est parfois trop long et selon Maggie De Block, la santé buccale doit être prise très au sérieux. 

C’est désormais une profession officielle paramédicale reconnue par la loi belge, car publiée dès ce matin vendredi 30 mars au Moniteur Belge: les hygiénistes bucco-dentaires. Ils seront désormais là pour assister la profession de dentistes et combattre la pénurie qui guette dans certaines régions de la Belgique, peut-on lire dans Sudpresse ce matin.

Deux raisons

Le but de la reconnaissance de cette nouvelle profession est de désengorger les salles d’attente des dentistes et particulièrement les salles d’attente en Wallonie. En effet au 1er janvier 2017, la capitale comptait un dentiste pour 776 habitants et le Hainaut comptait seulement un dentiste pour 1.694 personnes. Maggie De Block justifie ce point de vue donc pour cette raison de pénurie, mais aussi car selon elle, « les problèmes bucco-dentaires ne sont pas seulement ennuyeux, ils peuvent aussi être néfastes pour la santé générale d’une personne » explique la ministre de la Santé Maggie De Block (Open VLD).

Hygiéniste bucco-dentaire, sous-dentiste? 

La formulation est sûrement mal choisie, car effectivement, l’hygiéniste bucco-dentaire n’est pas aussi formé que le dentiste, néanmoins il sera plus que qualifié pour réaliser les tâches qui lui incombent. Il pourrait notamment accomplir des actes de soins de prévention.  » Les hygiénistes bucco-dentaires seront en mesure de fournir des soins dentaires préventifs, et ils seront également en mesure d’exécuter certaines tâches sur les instructions d’un dentiste. Quand on sait combien de temps les gens doivent parfois attendre un rendez-vous chez le dentiste, ce n’est certainement pas un luxe. » Ces hygiénistes bucco-dentaires devront suivre une formation en trois ans, en effet, il n’existe pas à l’heure actuelle de formation organisée pour cette profession, or en Flandres, oui. Il faudra donc veiller à ce que les universités ne ratent pas le coche.

De la prévention 

Examen de la santé dentaire, plan de soins préventifs, nettoyage, voici les principales tâches qu’un sous-dentiste pourra accomplir librement. Il pourra également prodiguer d’autres soins sur prescription du dentiste comme certaines anesthésies locales, enlever des sutures et des pansements, réalisation de radio, etc. Ils pourront en effet pratiquer leur métier directement au sein d’un cabinet dentaire par exemple et effectuer ces tâches pour alléger le travail du dentiste.

En termes de prix, on ne sait pas encore à quelle sauce on va être mangé. Mais dans l’intérêt et dans le respect de cette reconnaissance, mieux vaudrait que le prix soit attractif. En effet, si le prix est plus élevé qu’un rendez-vous chez le dentiste, rien ne sert de dire que les citoyens continueront d’aller le voir.