Principaux renseignements
- Bien que les entreprises ne soient pas encore tenues d’offrir un budget mobilité cette année, de plus en plus d’employeurs le font. Ce nombre a augmenté de 31 pour cent entre 2024 et 2025.
- Les entreprises comptant au moins 50 employés et disposant de voitures de fonction devront offrir un tel budget à partir de l’année prochaine. En 2028, ce sera au tour des PME comptant entre 15 et 50 employés. Les petites entreprises échappent à cette obligation.
- Au final, un peu plus de 4,5 entreprises sur 100 disposant de voitures de société offrent à leurs employés la possibilité d’échanger leur voiture de société contre une alternative plus écologique ou contre de l’argent.
Explication : qu’est-ce que le budget mobilité ?
- Grâce à ce budget, les employés disposant d’une voiture de société peuvent échanger leur véhicule contre des alternatives, telles qu’un abonnement de train ou un vélo de société. L’objectif principal est de réduire les émissions de CO2.
- En effet, de nombreux véhicules de société circulent sur les routes belges. Selon un rapport de l’ONSS, notre pays comptait pas moins de 572 416 véhicules de société à la fin de l’année 2024. Cela représente une légère augmentation de 0,7 pour cent par rapport à 2023, mais par rapport à 2022, l’augmentation atteint pas moins de 10,9 pour cent.
- Le budget mobilité sera obligatoire à partir du 1er janvier 2027 pour les entreprises comptant au moins 50 salariés. Cette obligation ne s’applique que si une voiture de société fait partie du package salarial. Les salariés ne sont toutefois pas tenus d’utiliser ce système. En 2028, ce sera au tour des petites entreprises (comptant moins de 50 salariés).
- Mais attention : les entreprises de moins de 15 salariés resteront totalement exemptées de cette obligation.
Le budget mobilité gagne en popularité
Dans l’actualité : bien que l’obligation ne s’applique pas encore, de nombreux employeurs accordent déjà un budget mobilité à leurs employés.
- Ce nombre a augmenté de pas moins de 31 pour cent entre 2024 et 2025, selon une enquête menée par Acerta auprès de 399 répondants. 4,51 pour cent de toutes les entreprises disposant de voitures de société offrent déjà un tel budget.
- En chiffres absolus, les chiffres restent toutefois limités : un peu plus de 4,5 entreprises sur 100 disposant de voitures de société offrent à leurs employés la possibilité d’échanger leur voiture de société contre une alternative plus écologique ou contre de l’argent. Un an plus tôt, c’était le cas pour 3,4 entreprises sur 100.
- Le budget mobilité est particulièrement apprécié par les grandes entreprises (comptant au moins 50 employés). Une sur dix (12,76 pour cent) offre cette option à ses employés. Cela représente une légère augmentation (+6 pour cent) par rapport à 2024.
- Parmi les PME disposant de voitures de société, c’est le cas pour 6,78 pour cent des répondants, soit une augmentation de 29 pour cent par rapport à l’année précédente.
- En revanche, le pourcentage de salariés bénéficiant d’un budget mobilité au lieu d’une voiture de fonction n’a que légèrement augmenté en 2025, à savoir de 2 pour cent. À peine 1 salarié sur 24 opte pour un budget mobilité plutôt qu’une voiture de fonction.
Toutes les entreprises ne sont pas pleinement informées de l’obligation relative au budget mobilité
Charlotte Thijs, experte en mobilité chez Acerta, remarque également que toutes les entreprises ne sont pas encore pleinement informées de l’obligation susmentionnée.
- « La prise de conscience s’améliore toutefois : selon notre enquête auprès d’un panel, seuls 7 pour cent des employeurs qui proposent des voitures de fonction ne sont pas encore au courant de la teneur exacte de cette obligation », explique-t-elle. « Ils devront donc s’atteler à la préparation du déploiement du budget mobilité au cours des prochains mois. »
- Elle ajoute que le budget mobilité est un atout important dans la « guerre des talents », y compris pour les petites et moyennes entreprises. « Pour attirer un candidat approprié à un poste donné, offrir un budget mobilité peut être le petit coup de pouce nécessaire pour convaincre un candidat potentiel », explique l’experte.
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