Principaux renseignements
- Les vives critiques formulées par le Premier ministre Pedro Sánchez à l’encontre du conflit américano-israélien avec l’Iran ont donné un coup de pouce à la popularité de son Parti socialiste en Espagne.
- Les électeurs rejettent de plus en plus souvent les positions extrémistes et se tournent vers les partis traditionnels tels que les socialistes et le Partido Popular.
- Malgré leurs gains, les socialistes et le Parti populaire devront probablement encore former une coalition pour gouverner après les prochaines élections.
Des sondages récents en Espagne révèlent un changement dans l’opinion des électeurs au milieu du conflit américano-israélien en cours avec l’Iran. Le Parti socialiste du Premier ministre Pedro Sanchez a connu une forte hausse de popularité, largement attribuée à sa ferme opposition à la guerre. À l’inverse, le parti d’extrême droite Vox, qui s’aligne sur la position américaine, a vu son soutien décliner.
Soutien public à la position de Sanchez
La position ferme de Sanchez contre ce qu’il considère comme une guerre illégale et imprudente a trouvé un écho auprès de la population espagnole. Ses mesures, notamment la fermeture de l’espace aérien espagnol aux avions américains participant aux frappes et l’interdiction de l’utilisation des bases militaires communes, ont recueilli une large approbation. Vox, en revanche, a essuyé des critiques pour son soutien à l’offensive.
Les données des sondages soulignent l’opposition du public à la guerre. Un récent sondage réalisé par Sigma Dos pour El Mundo a montré que le soutien au Parti socialiste grimpait à 27,7 pour cent, réduisant l’écart avec le Parti populaire (PP) conservateur. Un autre sondage réalisé par 40dB pour El País plaçait les socialistes à 28,6 pour cent.
Vox perd du terrain
Dans le même temps, Vox a vu son soutien chuter à 17,1 pour cent selon Sigma Dos et à 18,7 pour cent dans le sondage de 40dB. Le PP est resté en tête dans les deux sondages, obtenant respectivement 32,5 pour cent et 31,1 pour cent. Bien que le PP se soit abstenu de condamner explicitement les actions des États-Unis et d’Israël, il a également adopté une position « non à la guerre ».
Les sondages suggèrent une tendance des électeurs à s’éloigner des partis extrémistes pour se rapprocher du centre. Le PP semble réussir à attirer des électeurs qui soutenaient auparavant Vox, tandis que les socialistes gagnent du terrain parmi les anciens partisans de leur partenaire de coalition de gauche, Sumar.
Les coalitions restent indispensables à la gouvernance
Malgré l’évolution du paysage politique, la scène politique espagnole reste fragmentée, rendant les coalitions indispensables à la formation d’un gouvernement. Les deux sondages prévoient une majorité de droite si des élections avaient lieu aujourd’hui. Cependant, les prochaines élections générales ne sont pas prévues avant août 2027.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

