Du froid en Europe et des températures ridicules au pôle Nord. Que se passe-t-il?

De quoi s’inquiéter. Une vague de froid parcourt actuellement l’Europe, tant dis que le Nord fait fasse à des températures anormalement hautes pour un mois de février. 

Cette semaine, dans la station météorologique la plus au nord du Groenland, les scientifiques ont enregistré plus de 24 heures de températures positives. D’après l’Institut danois de météorologie, ce n’est que la troisième fois que les températures sur cette latitude (500 km du pôle Nord) montent si haut en février. Ce serait arrivé également en 2011 et l’année dernière.

22 degrés de plus que d’habitude

Ces températures anormalement hautes sont partout en Arctique. En Alaska, il a fait 22 degrés plus chaud que d’habitude cette semaine.

Un tiers de la glace de la mer de Béring a fondu au large de la côte ouest de l’Alaska cette semaine à cause de la chaleur. En plein mois de février!! 

Cela a des conséquences graves non seulement à long terme, mais surtout à court à terme. La glace protège les côtes des grandes vagues lorsqu’il y a des tempêtes à cette période de l’année. Cet obstacle n’est plus assez fort aujourd’hui et tend même à disparaitre ce qui provoque des dégâts irréversibles. Des villages côtiers entiers sont menacés. 

Un pôle Nord sans gel 

Il fait 6 degrés de plus que la normale depuis le 1er janvier et parfois même 14 degrés par endroits dans toute la zone au-dessus de la latitude 80°.

Les prévisions pour les jours à venir sont encore pires, puisqu’on annonce des températures supérieures de 34 degrés par rapport aux « normales de saison », si on peut encore le dire.

Au Pôle Nord même, il ne va pas geler ce week-end et ce pendant quatre jours annoncent certains scientifiques. Alors que chez nous, il va clairement geler ce week-end.

Regardez plutôt cette carte:

Selon une analyse de Climate Central, ces phénomènes de réchauffement extrême dans l’Arctique deviennent en fait normaux. Cela pourrait s’expliquer par le fait qu’il y a moins de glace en mer, et qu’il est donc plus facile que la chaleur arrive aux pôles. Les températures record et le manque de glace, c’est exactement ce que les scientifiques avaient prévu pour l’Arctique pendant des années et cela commence à changer drastiquement le paysage. « L’Arctique ne montre aucun signe d’une retour des gelées dans la région comme nous le prédisons depuis des décennies », conclut le NOAA dans son Arctic Report Card qui a été publié en décembre 2017.