Principaux renseignements
- Les dirigeants européens du secteur spatial accordent la priorité aux missions de sécurité compte tenu des tensions géopolitiques.
- L’ESA encourage la coopération entre les États membres dans le cadre des initiatives de sécurité spatiale, afin de renforcer le contrôle et l’intégration.
- Malgré un calendrier accéléré, des inquiétudes persistent quant à la viabilité commerciale et aux retards potentiels de la nouvelle constellation européenne de connectivité sécurisée IRIS2.
Les dirigeants européens du secteur spatial ont souligné l’urgence de donner la priorité aux missions de sécurité lors de la conférence spatiale annuelle de Bruxelles.
Sécurité au centre des préoccupations
Avec les tensions géopolitiques et les conflits qui persistent en Europe, la sécurité est devenue une priorité. Le commissaire européen chargé de la défense et de l’espace a souligné la nécessité de l’unité pour dissuader les menaces et défendre l’Union européenne. Il a mis en avant les progrès récents, tels que le service de navigation crypté de l’UE à partir des satellites Galileo et le lancement de GOVSATCOM, un système souverain de communication par satellite.
Les experts du secteur reconnaissent que de nombreux satellites ont une double utilisation, à des fins civiles et militaires.
Encourager la collaboration
L’Agence spatiale européenne (ESA) encourage la collaboration entre les États membres sur les initiatives de sécurité spatiale par le biais de son programme « European Resilience from Space » (Résilience européenne depuis l’espace). Cela permet aux nations de garder le contrôle de leurs actifs tout en bénéficiant d’un système intégré.
Malgré une augmentation significative des financements accordés au secteur spatial au cours de l’année écoulée, les représentants de l’industrie expriment le besoin de contrats publics supplémentaires et d’une visibilité à long terme. Certains nouveaux acteurs dépendent encore du capital-risque américain pour leur croissance.
Inquiétudes malgré l’accélération de la planification
Le calendrier de l’IRIS2, la nouvelle constellation européenne de connectivité sécurisée, a été accéléré, les premiers services étant prévus pour 2029. Cependant, beaucoup s’attendent à des retards. Des inquiétudes subsistent concernant la fabrication des terminaux au sol et la sécurisation des composants critiques des satellites.
Si la Commission européenne s’est engagée en faveur d’IRIS2, la viabilité commerciale du projet est remise en question. Les opérateurs de télécommunications présents à la conférence ont laissé entendre qu’ils achèteraient de la bande passante à des concurrents tels que Starlink. Le projet est confronté à une nouvelle concurrence de la part de la constellation TeraWave de Blue Origin, qui cible une clientèle similaire. Cependant, les dirigeants d’Hispasat et de SES y voient une validation de leur approche.
Consolidation suscite le débat
Le projet Bromo, fusion entre Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space et Leonardo, a reçu un accueil favorable lors de la conférence. La consolidation est considérée comme une initiative stratégique permettant à l’Europe de rivaliser avec les États-Unis et la Chine. Cependant, certains experts craignent qu’elle ne décourage la création de nouvelles start-ups et de petites entreprises dans le secteur spatial.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

