Principaux renseignements
- La flotte de pêche de l’UE a considérablement diminué, ce qui pose de sérieux défis à l’industrie de la pêche irlandaise.
- L’Union européenne doit prendre des mesures urgentes pour faire face à la réduction des quotas, invoquer les préférences de La Haye et atténuer les pertes économiques qui dépassent 100 millions d’euros.
- Le secteur de la pêche irlandais a besoin de mesures transitoires, notamment une restructuration de la flotte et un soutien financier, pour s’adapter à un environnement en rapide évolution.
La flotte de pêche de l’Union européenne a subi une réduction notable au cours de la dernière décennie. D’ici 2024, le nombre de navires aura diminué de 13,6 pour cent par rapport à 2014, avec une baisse correspondante du tonnage (14,9 pour cent) et de la puissance motrice (12,3 pour cent), rapporte Eurostat. Cela a un impact significatif sur l’industrie de la pêche irlandaise.
Appel à intervenir
La Seafood Ireland Alliance (SIA) a lancé un appel urgent au commissaire européen à la pêche, Costas Kadis, pour qu’il intervienne afin de remédier à la crise croissante qui touche la flotte de pêche, les transformateurs et les industries connexes en Irlande. Selon The Fishing Daily.
Lors d’une réunion virtuelle le 12 février 2026, les représentants de la SIA, accompagnés de la députée européenne irlandaise Maria Walsh et des sénateurs Manus Boyle et Noel Donovan, ont souligné le caractère critique de la situation.
Préférences de La Haye
La discussion a porté sur les défis majeurs auxquels sont confrontées les flottes de pêche, y compris les installations de transformation et les industries des services maritimes. Les réductions importantes des quotas pour 2026 et l’instabilité persistante des principaux stocks halieutiques partagés aggravent le problème. Les projections indiquent des pertes potentielles supérieures à 94 millions d’euros au premier point de vente, avec un risque supplémentaire de 18 millions d’euros si l’UE ne respecte pas les préférences de La Haye.
Les membres de la SIA ont souligné l’absence d’action de l’UE pour invoquer le mécanisme des préférences de La Haye malgré les réductions importantes des quotas. Ils ont fait valoir que la mesure de sauvegarde est cruciale dans des situations comme celle-ci et qu’elle devrait être rétablie immédiatement.
Traiter la question du maquereau
Des préoccupations ont également été exprimées concernant les quotas de maquereau, l’Irlande étant le plus grand détenteur de quotas de maquereau occidental de l’UE. La fixation unilatérale de quotas par les États côtiers non membres de l’UE a été identifiée comme un facteur de distorsion de la concurrence.
Le commissaire Kadis a assuré à l’Alliance que la question du maquereau était traitée dans le cadre de processus bilatéraux et au plus haut niveau politique. La SIA s’est félicitée de cette confirmation, mais a souligné la nécessité d’obtenir des résultats tangibles. Elle a également insisté sur l’importance d’une mise en œuvre harmonisée et réaliste du nouveau règlement de contrôle de l’UE, afin qu’il reflète les réalités opérationnelles sans imposer de charges excessives aux flottes conformes.
Appel à des mesures transitoires
La réunion s’est conclue par un appel à des mesures transitoires et à des aides économiques ciblées afin d’aider le secteur à s’adapter à l’impact cumulé des réductions de quotas, des pertes liées au Brexit et des changements réglementaires. La SIA a plaidé en faveur d’options de restructuration de la flotte, d’une aide financière d’urgence et d’une évaluation complète de l’impact socio-économique dans le cadre d’une stratégie de résilience plus large.
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