Des tonnes de déchets jonchent le sol de la Lune

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Plus de 70 engins spatiaux se sont écrasés sur la Lune à la fin de leurs missions depuis 1959, rapporte Slate.fr qui cite un article de The Atlantic. En effet, les agences spatiales préfèrent que ces appareils soient détruits sur l’astre dans des « opérations kamikazes » plutôt que de les ramener sur terre car cela serait trop onéreux. De nombreux satellites et robots ont ainsi terminé leur course sur la Lune. Par conséquent, une quantité surprenante de déchets jonchent le sol. Le site spécialisé dans l’étude spatiale SEN a livré une liste des 180.000 kilos d’ordures parsemés sur la Lune.

Parmi ces détritus, on trouve :

– Cinq drapeaux américains- Douze paires de bottes- Deux balles de golf- Plusieurs caméras- Des magazines de cinéma- Des sacs à dos- Des outils divers comme des marteaux, pinces, râteaux ou pelles- Des couvertures isolantes- Des trousses d’hygiène- Des lingettes humides- Des emballages de nourriture spatiale- 96 sacs d’urine, de défections et de vomi

Par ailleurs, il existe un vaste écosystème de débris spatiaux constitué de 21.000 fragments en orbite autour de la Terre. Ces débris peuvent être dangereux pour les terriens mais aussi pour les satellites. Mais plusieurs objets abandonnés sur la Lune ont aussi acquis une certaine valeur. Par exemple, la mission Apollo 11 a laissé un disque de silicone où sont placés les messages de 73 dirigeants du monde entier. La Lune abrite également une médaille d’honneur des astronautes soviétiques Vladimir Komarov et Youri Gagarine ou encore une petite sculpture en aluminium en hommage aux astronautes morts dans la course à l’espace. Les cendres d’Eugene Shoemaker, un géologue de la NASA, y ont aussi été déposées.

En 2010, un article du quotidien allemand Der Spiegel expliquait que ces déchets constitue un patrimoine historique utile au développement de l’archéologie spatiale. Il est donc nécessaire de le préserver car les prochaines missions et le tourisme spatial pourraient récupérer ou anéantir ce « site sacré de l’histoire mondiale », conclut Slate.fr. 

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