Principaux renseignements
- Les retards de la Belgique et de la Norvège risquent de prolonger considérablement le délai de livraison des F-16 promis à l’Ukraine.
- La pénurie de pièces de rechange et la complexité des processus de réparation constituent des défis de taille pour équiper rapidement l’Ukraine des avions de combat dont elle a besoin.
- Alors que certains pays ont réussi à livrer les F-16 qu’ils avaient promis, les retards suscitent une inquiétude croissante alors que l’Ukraine cherche à renforcer ses défenses aériennes.
L’armée de l’air ukrainienne utilise des F-16 Fighting Falcons dans le cadre d’opérations de combat et les déploie ainsi pour mener à bien un large éventail de missions. Malgré les engagements pris par plusieurs pays, une grande partie de ces appareils n’a toujours pas été livrée. Cela soulève des inquiétudes quant aux difficultés structurelles et aux éventuelles contraintes qui pèsent sur le processus de livraison.
Retards
Deux membres importants de la coalition des avions de combat, la Belgique et la Norvège, se sont heurtés à des obstacles lors du transfert de leurs F-16 à l’Ukraine. Aucun des deux pays n’a encore livré d’appareils, bien qu’ils aient rejoint l’initiative en 2023. Les raisons de ces retards sont diverses. La Belgique, qui s’est engagée à fournir jusqu’à 30 avions de combat, cite comme facteur principal les retards dans la livraison de ses propres avions de remplacement, les F-35 Lightning II. L’arrivée des premiers F-35 a été reportée de sept ans. Cela a compliqué la planification de la Belgique concernant le retrait de sa flotte actuelle de F-16 et leur transfert à l’Ukraine.
Même selon les prévisions les plus optimistes, le transfert complet des 30 F-16 belges pourrait prendre plusieurs années. Cela dépendra de la réussite des réparations et des rénovations nécessaires. Ces processus peuvent entraîner des difficultés imprévues, ce qui pourrait retarder encore davantage les livraisons.
Réparation
La Norvège s’est engagée à fournir six avions, mais rencontre des problèmes de réparation et de rénovation dans un centre situé en Belgique. Deux de ses F-16 ont été utilisés pour la formation des pilotes en Ukraine, mais doivent désormais être réparés. Les quatre autres sont arrivés en kits démontés et doivent encore être réparés, malgré des promesses informelles selon lesquelles les avions destinés à l’Ukraine seraient traités en priorité.
Une pénurie de pièces de rechange constitue un obstacle majeur au processus de réparation. Il manquerait environ 100 pièces par avion. Cette situation suscite des inquiétudes quant aux défis similaires auxquels la Belgique pourrait être confrontée lors de son propre processus de transfert.
Livraisons réussies
Les retards cumulés de la Belgique et de la Norvège représentent près de la moitié du nombre total de F-16 promis à l’Ukraine. En revanche, les Pays-Bas ont livré avec succès les 24 appareils promis, tandis que le Danemark aurait transféré 12 des 19 F-16 promis.
Ces livraisons portent le nombre total d’avions promis à 79. Les chasseurs belges et norvégiens retardés en représentent 45,5 %. En supposant que le Danemark ait tenu son engagement et en tenant compte des pertes signalées, l’Ukraine pourrait actuellement disposer de 39 F-16 en service. (ev) (fc)
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