Pendant la pandémie de coronavirus, nous avons été contraints de travailler autant que possible à domicile. Maintenant que la crise sanitaire est derrière nous, le télétravail est devenu la nouvelle norme. Les chiffres du Bureau fédéral du Plan nous apprennent que l’année dernière, environ un travailleur belge sur quatre a télétravaillé en moyenne deux jours par semaine.
Principaux renseignements
- Le télétravail a fortement augmenté depuis la pandémie de coronavirus : en 2025, 25 pour cent des travailleurs belges travaillaient en moyenne deux jours par semaine à domicile, contre 15 pour cent et 1,4 jour par semaine en 2016.
- Le Bureau fédéral du Plan prévoit que la proportion de télétravailleurs pourrait à terme atteindre environ un tiers.
- Les télétravailleurs sont généralement des travailleurs hautement qualifiés dans les grandes entreprises ou l’administration publique, plus souvent des femmes et des travailleurs urbains.
Dans l’actualité : la crise du coronavirus a profondément bouleversé notre façon de travailler : tant la proportion de télétravailleurs que la fréquence du télétravail ont fortement augmenté pendant cette période et se sont stabilisées depuis.
- La proportion de travailleurs belges qui télétravaillent est passée de 15 à 25 pour cent entre 2016 et 2025.
- Le nombre de jours travaillés à domicile pendant la semaine a également augmenté. En 2016, le télétravailleur belge passait 1,4 jour par semaine à domicile. Entre-temps, ce chiffre est passé à deux jours.
- Le Bureau fédéral du Plan prévoit que la proportion de télétravailleurs pourrait à terme atteindre environ un tiers. « Cette augmentation potentielle concerne les travailleurs qui occupent des fonctions adaptées au télétravail et qui souhaitent le faire, mais qui n’en ont pas la possibilité chez leur employeur actuel », explique-t-il. « La concurrence sur le marché du travail pourrait permettre de concrétiser ce potentiel à moyen terme. »
Qui est le télétravailleur ?
Zoom : selon l’institution belge, le profil du télétravailleur a peu changé par rapport à la période précédant la crise du coronavirus.
- Il s’agit généralement d’une personne diplômée de l’enseignement supérieur qui travaille pour une institution publique ou une grande entreprise. Il s’agit souvent du secteur de l’énergie ou de la finance, ou d’emplois relevant des « services aux entreprises ».
- L’âge et le sexe jouent également un rôle. Ainsi, les femmes travaillent nettement plus souvent à domicile que les hommes, tandis que le télétravail est moins répandu chez les travailleurs âgés que chez les trentenaires et les quadragénaires.
- En outre, l’analyse du Bureau fédéral du Plan montre que le télétravail est plus souvent autorisé pour les emplois en ville que dans les banlieues ou à la campagne. « On peut logiquement s’attendre à ce que les longs trajets domicile-travail aient une influence sur le recours au télétravail », note l’institution. « C’est en partie vrai : les travailleurs qui habitent à plus de 20 kilomètres de leur lieu de travail sont nettement plus enclins à télétravailler que ceux qui habitent plus près. Il apparaît toutefois que la proportion de télétravailleurs est la plus élevée dans les grandes agglomérations. Étant donné que les fonctions qui se prêtent au télétravail sont fortement concentrées dans les grandes agglomérations, cela conduit à une forte présence de télétravailleurs. »
Plus de déplacements, notamment pour faire les courses
Remarque : bien que le télétravail réduise les déplacements domicile-travail, il nous incite à utiliser plus souvent notre voiture pour d’autres déplacements, comme faire les courses. Il s’agit souvent de trajets plus courts en dehors des heures de pointe.
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