Principaux renseignements
- Un pourcentage important de personnes âgées au Royaume-Uni pourrait être atteint d’autisme non diagnostiqué, ce qui entraîne des difficultés dans divers aspects de leur vie.
- L’autisme non diagnostiqué affecte à la fois la santé mentale et physique des personnes atteintes de ce trouble du spectre par rapport aux personnes non autistes.
- Il est essentiel d’adapter les services de soutien aux besoins spécifiques des personnes autistes vieillissantes pour améliorer leur qualité de vie.
De nombreuses personnes âgées au Royaume-Uni pourraient être atteintes d’autisme sans que cela ait jamais été diagnostiqué. Cela leur cause des difficultés considérables dans leur vie quotidienne. Une étude récente montre qu’environ 90 pour cent des Britanniques de plus de 50 ans qui sont autistes n’ont pas reçu le diagnostic et le traitement appropriés.
Autisme non diagnostiqué chez les personnes âgées
Bien que l’autisme soit aujourd’hui souvent diagnostiqué chez les enfants grâce à une meilleure sensibilisation et à des tests plus performants, les générations plus âgées peuvent avoir traversé leur vie sans être diagnostiquées. Ce manque de reconnaissance peut entraîner des difficultés au niveau de l’emploi, des relations et des transitions majeures de la vie comme la ménopause et la retraite.
L’étude, menée par des chercheurs du King’s College de Londres, a révélé que les personnes autistes sont systématiquement en moins bonne santé mentale et physique que leurs homologues non autistes. Un diagnostic est essentiel pour accéder au soutien et aux ressources nécessaires.
Différences en matière de santé
En réanalysant les dossiers médicaux britanniques, les chercheurs ont estimé qu’une grande majorité des personnes autistes âgées de 40 à 59 ans (89 pour cent) et celles âgées de 60 ans et plus (97 pour cent) ne sont pas diagnostiquées.
L’étude a également révélé des taux plus élevés de divers problèmes de santé chez les personnes autistes, notamment l’anxiété, la dépression, les maladies cardiovasculaires et les troubles neurologiques. Il est alarmant de constater que ces personnes courent un plus grand risque de pensées suicidaires et d’automutilation, ainsi que de démence précoce. Bien que l’espérance de vie moyenne soit de six ans plus courte pour les personnes autistes (75 ans) que pour les non-autistes (81 ans), cette différence peut être influencée par le nombre élevé de cas non diagnostiqués.
Adapter les services d’aide
Les chercheurs soulignent qu’il est important de comprendre l’impact du vieillissement sur les personnes autistes. Les services d’aide doivent être adaptés en conséquence. Cela nécessite une collaboration active avec la communauté des autistes pour mettre au point des interventions efficaces.
Les difficultés de communication sociale et les comportements répétitifs sont des caractéristiques essentielles de l’autisme, qui peuvent conduire à l’isolement social et à la stigmatisation. Ces facteurs contribuent à l’augmentation des problèmes de santé mentale et physique, ce qui fait qu’il est plus difficile pour les personnes autistes de chercher de l’aide et du soutien.
Gérer les transitions dans la vie
Les événements importants de la vie, tels que la retraite ou le passage dans une maison de retraite, peuvent représenter des défis considérables pour les personnes âgées atteintes d’autisme. Les changements brusques de routine et d’environnement social peuvent être accablants et stressants en l’absence d’un soutien approprié.
Les défenseurs d’organisations telles que la National Autistic Society soulignent l’urgence de financer les services de diagnostic et de veiller à ce que les personnes autistes et leurs familles bénéficient d’un soutien approprié en temps opportun. Un diagnostic précoce est essentiel pour comprendre les besoins individuels et ouvrir l’accès à des ressources qui peuvent améliorer considérablement la qualité de vie.
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