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Cuba comme pays partenaire des BRICS : Changement géopolitique ou bouée de sauvetage économique?

Cuba comme pays partenaire des BRICS : Changement géopolitique ou bouée de sauvetage économique?
Contributor/Getty Images

Principaux renseignements

  • Cuba rejoint l’alliance des BRICS en tant que pays partenaire, élargissant ainsi l’accès aux accords commerciaux et aux investissements.
  • La participation de Cuba renforce l’influence des BRICS en Amérique latine et remet en question les institutions financières occidentales telles que le FMI et la Banque mondiale.
  • L’adhésion de Cuba aux BRICS pourrait encourager les réformes économiques nationales, en adoptant des politiques orientées vers le marché tout en maintenant le contrôle politique.

L’inclusion récente de Cuba en tant que pays partenaire des BRICS marque un tournant potentiel dans la politique mondiale. À la suite d’une invitation lancée lors du 16e sommet des BRICS à Kazan, en Russie, 13 nations, dont Cuba, ont rejoint ce réseau en pleine expansion. Bien que ce partenariat permette d’accéder aux initiatives et aux avantages des BRICS, il ne constitue pas une adhésion à part entière.

Contourner les sanctions américaines

L’implication de Cuba dans les BRICS a de profondes implications à la fois pour sa propre économie et pour le paysage géopolitique. Sur le plan économique, Cuba pourrait tirer parti des accords commerciaux des BRICS et des investissements de membres influents comme la Chine, l’Inde et la Russie, en contournant potentiellement les sanctions américaines en vigueur depuis longtemps. Cela pourrait débloquer des opportunités dans des secteurs clés tels que l’énergie, la technologie et l’agriculture, ce qui donnerait un coup de fouet à l’économie de la nation insulaire, qui en a bien besoin.

Réformes économiques

D’un point de vue géopolitique, l’entrée de Cuba renforce l’influence des BRICS en Amérique latine. Le Brésil étant déjà membre, l’inclusion de Cuba remet encore plus en question la domination des institutions financières occidentales telles que le FMI et la Banque mondiale. Cette évolution pourrait éroder l’hégémonie des États-Unis dans la région. Toutefois, il risque également d’aggraver les tensions avec les États-Unis, qui imposent des sanctions à Cuba depuis des décennies.

L’adhésion de Cuba aux BRICS pourrait encourager les réformes économiques nationales. À l’instar de la Chine et du Viêt Nam, Cuba pourrait conserver un contrôle politique tout en adoptant des politiques orientées vers le marché. Les investissements des BRICS pourraient moderniser des secteurs cruciaux tels que les infrastructures, le tourisme et l’industrie. Pour l’alliance plus large des BRICS, l’inclusion de Cuba renforce sa position en tant que porte-parole des nations en développement face à la domination occidentale.

Défis pour Cuba

L’histoire de Cuba en matière de soutien à la coopération mondiale avec le Sud s’aligne sur la position anti-impérialiste des BRICS, attirant potentiellement d’autres pays d’Amérique latine et d’Afrique à la recherche d’alternatives à l’influence occidentale. Néanmoins, des défis subsistent. La faiblesse de l’économie cubaine et sa dépendance à l’égard du contrôle de l’État pourraient entraver l’intégration dans le cadre des BRICS.

En outre, contrairement à des nations riches en ressources telles que l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis, Cuba pourrait ne pas contribuer de manière significative à l’économie des BRICS. Bien que le nickel et le cobalt soient des exportations précieuses et que les réserves de pétrole offshore soient potentielles, les efforts d’exploration ont été limités. En fin de compte, le succès de Cuba au sein des BRICS dépendra de sa capacité à s’adapter à un paysage mondial en mutation et à surmonter l’opposition potentielle des États-Unis. Les implications de ce changement géopolitique restent à voir.

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