Principaux renseignements
- Le député flamand Michael Freilich a contacté des responsables américains pour obtenir des conseils sur les lois relatives à la circoncision, déclenchant une controverse politique.
- Les détracteurs ont condamné les actions de Freilich, les qualifiant d’ingérence et d’intimidation, arguant qu’elles violaient la souveraineté belge.
- Cet incident a soulevé des questions éthiques quant au fait qu’un parlementaire utilise des pressions étrangères pour influencer une affaire judiciaire en cours en Belgique.
Les actions du député flamand Michael Freilich (N-VA) ont suscité l’indignation dans les milieux politiques à la suite de l’intervention de l’ambassadeur américain Bill White dans l’affaire de la circoncision à Anvers. Des partis tels que Anders, Groen et CD&V ont exprimé leur vive désapprobation. En revanche, la N-VA est restée silencieuse sur la question.
Freilich a reconnu avoir contacté des responsables américains afin d’obtenir des conseils sur la mise en place d’un cadre juridique approprié pour la circoncision, invoquant sa prévalence aux États-Unis. Il a souligné son double rôle en tant que membre de la communauté juive et parlementaire, visant à trouver des solutions qui respectent la liberté religieuse tout en maintenant des normes médicales élevées.
Critiques acerbes de la part de personnalités politiques
Malgré cela, Freilich a insisté sur le fait qu’il respectait la séparation des pouvoirs en tant que législateur. Cependant, son approche a suscité de vives critiques de la part de diverses personnalités politiques. Le député Anders Vincent Van Quickenborne l’a condamnée comme étant « une pure ingérence et une intimidation », la comparant aux tactiques de Trump. Le président d’Anders, Frédéric De Gucht, a souligné l’importance de mener des discussions démocratiques au sein de la Belgique, sans influence étrangère.
Groen a demandé une enquête de la commission déontologique de la Chambre, se demandant si les actions de Freilich violaient les directives éthiques en exerçant une pression par des voies étrangères sur un processus judiciaire en cours. Meyrem Almaci (Groen) a fait valoir que Freilich avait abusé de son mandat de parlementaire belge et a exhorté la commission à se pencher sur cette question.
Conduite indigne et mépris de l’État de droit
Stefaan Van Hecke (CD&V) a également critiqué Freilich, qualifiant sa conduite d’« indigne » et révélatrice d’un mépris flagrant des principes de l’État de droit. Même au sein de la coalition au pouvoir, le président du CD&V, Sammy Mahdi, a exprimé sa vive désapprobation. Il a jugé les actions de Freilich tout à fait inappropriées.
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