Corée du Nord étudie les drones russes et ukrainiens ; menace pour Corée du Sud et Japon


Principaux renseignements

  • La Corée du Nord étudie la technologie des drones utilisée dans la guerre en Ukraine afin de renforcer ses propres capacités militaires.
  • L’histoire du Corée du Nord en matière de reproduction d’armes étrangères suggère qu’elle est susceptible d’adopter des drones russes tels que le Shahed-136 pour des attaques à longue portée.
  • Le potentiel de déploiement massif de ces drones constituent une menace sérieuse pour la Corée du Sud et le Japon.

La guerre en cours en Ukraine a fourni à la Corée du Nord des informations précieuses sur la technologie et les tactiques de guerre par drones utilisées par les deux camps. Cela représente un problème de sécurité urgent pour la Corée du Sud et le Japon, qui doivent donner la priorité au renforcement de leurs capacités militaires afin de contrer la menace émergente des drones du Corée du Nord Pyongyang.

Apprendre des deux camps

Compte tenu de l’alliance étroite entre la Corée du Nord et la Russie, il est fort probable que la Corée du Nord étudie les capacités des drones russes et ait l’intention de les adopter à des fins militaires. De plus, les débris des drones ukrainiens dispersés à travers la Russie offrent à la Corée du Nord une occasion d’apprendre et de reproduire potentiellement ces systèmes avancés.

L’accès à la technologie des drones russes et ukrainiens pourrait permettre à la Corée du Nord de développer un arsenal redoutable de véhicules aériens sans pilote.

Histoire de reproduction

Les précédents historiques suggèrent que la Corée du Nord a déjà procédé à la rétro-ingénierie et à la reproduction de matériel militaire étranger, notamment des missiles soviétiques/russes et d’autres armes. Il est donc raisonnable de penser que le régime de Kim Jong-un cherchera à reproduire certains des drones les plus efficaces de la Russie, tels que le Shahed-136/Geran-2, une munition d’attaque à usage unique, et le Zala Lancet, une munition vagabonde.

Le drone Shahed/Geran est essentiellement un mini-missile de croisière équipé d’une ogive capable de frapper des cibles fixes. Sa portée de 650 à 1 500 kilomètres lui permet de couvrir une vaste zone, ce qui pourrait permettre à la Corée du Nord de viser l’ensemble de la Corée du Sud et même les grandes villes du Japon, notamment Tokyo, Osaka et Nagoya.

La munition vagabonde Lancet, quant à elle, est un drone à plus courte portée conçu pour des frappes de précision contre des cibles de grande valeur telles que des véhicules blindés et des systèmes d’artillerie. Sa petite taille et sa portabilité le rendent idéal pour être déployé par des unités militaires plus petites, ce qui augmente son impact potentiel dans des scénarios de combat rapproché.

Investir dans des systèmes anti-drones

Le prix abordable de ces drones amplifie encore la menace qu’ils représentent. Avec des coûts de production nettement inférieurs aux dommages potentiels infligés, la Corée du Nord pourrait les déployer en masse, submergeant les défenses sud-coréennes et japonaises.

Cela illustre la nécessité urgente pour les deux nations d’investir dans des systèmes avancés de lutte contre les drones et de développer des stratégies efficaces pour atténuer le risque posé par cette menace en constante évolution.

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