Principaux renseignements
- Le président américain Donald Trump a créé un « Conseil de Paix » pour superviser, entre autres, la gouvernance dans la bande de Gaza.
- Le groupe controversé a pour objectif de collecter des fonds pour la reconstruction de Gaza, tout en suscitant un débat sur l’influence américaine et le colonialisme.
- L’expansion potentielle du Conseil au-delà de Gaza laisse présager un éventuel abandon de la diplomatie internationale traditionnelle.
Un groupe créé par le président américain Donald Trump, appelé « Conseil de Paix », doit tenir sa première réunion à Washington, DC, à la fin du mois. Selon Axios, qui cite un responsable américain et des diplomates des pays participants, la réunion du 19 février servira également à collecter des fonds pour la reconstruction de Gaza.
La réunion coïncide avec la visite prévue du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche le 18 février.
« Organe de gouvernance coloniale »
Le « Conseil de Paix », qui vise à superviser la gouvernance dans la bande de Gaza dans le cadre d’un plan de paix mené par les États-Unis, a été critiqué pour sa ressemblance avec un organe administratif colonial. Les détracteurs affirment que le président Trump a l’intention de remplacer les Nations unies par une entité internationale sous son propre contrôle.
Le conseil comprend des personnalités controversées telles que Netanyahu, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre présumés à Gaza. L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, connu pour son rôle dans le soutien à l’invasion américaine de l’Irak, en est également membre.
Changement dans la diplomatie ?
Trump a suggéré que le « Conseil de Paix » pourrait traiter des conflits au-delà de Gaza, ce qui pourrait nuire aux plateformes diplomatiques internationales traditionnelles telles que les Nations unies. L’accent mis par le conseil sur le développement économique à Gaza, notamment l’innovation technologique et l’immobilier, a éclipsé les préoccupations relatives aux droits politiques des Palestiniens et à la responsabilité d’Israël pour les crimes de guerre commis contre la population de Gaza. (uv)
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