Commissaire européen aux finances : « L’UE est prête à discuter d’une union douanière avec le Royaume-Uni »


Principaux renseignements

  • L’Union européenne est disposée à discuter d’un rapprochement commercial avec le Royaume-Uni, y compris d’une éventuelle union douanière.
  • Une union douanière éliminerait les droits de douane, mais pourrait limiter la capacité du Royaume-Uni à négocier des accords commerciaux indépendants.
  • L’UE et le Royaume-Uni collaborent activement sur diverses questions malgré l’enlisement des négociations dans certains domaines tels que la coopération en matière de défense.

L’Union européenne s’est déclarée disposée à discuter d’un resserrement des liens commerciaux avec le Royaume-Uni, y compris de la possibilité de former une union douanière. Valdis Dombrovskis, commissaire européen chargé des finances, a fait cette déclaration lors d’une interview accordée à la BBC. Il a souligné que l’UE était « prête à s’engager » si le Royaume-Uni manifestait son intérêt pour une telle initiative. Cette position intervient dans un contexte d’incertitude mondiale croissante et de pression grandissante au sein du Parti travailliste pour envisager une union douanière comme moyen de stimuler la croissance économique.

Suppression des droits à l’importation

Une union douanière éliminerait les droits de douane sur les marchandises échangées entre le Royaume-Uni et l’UE, simplifiant ainsi les processus commerciaux. Cependant, les détracteurs affirment qu’elle limiterait la capacité du Royaume-Uni à négocier des accords commerciaux indépendants avec d’autres pays, car l’UE imposerait des droits de douane communs sur les marchandises extérieures et exigerait le respect de normes communes.

Le programme électoral du Parti travailliste avait précédemment exclu l’adhésion à l’union douanière existante de l’UE et avait également déclaré son opposition à la réintégration du marché unique.

Efforts de collaboration dans un contexte d’incertitude

Malgré ces positions passées, Dombrovskis a indiqué que l’UE était ouverte à la discussion sur divers aspects liés au marché unique. Il a souligné que l’accord le plus avantageux pour les deux parties serait l’adhésion à part entière au marché unique, qui nécessite l’acceptation des « quatre libertés » : la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux.

Les récentes réunions entre les responsables britanniques et européens soulignent encore davantage le désir de collaboration dans un contexte mondial en rapide évolution. Ces rencontres, auxquelles participent des personnalités clés des deux côtés, visent à coordonner les réponses aux défis commerciaux et économiques en constante évolution. Bien qu’aucune négociation officielle sur la réinitialisation du Brexit ne soit actuellement en cours, l’existence de ce forum témoigne d’un engagement commun à trouver un terrain d’entente dans un contexte d’incertitude.

Négociations dans l’impasse

Les discussions ont également porté sur d’autres domaines de coopération, tels que l’assouplissement des contrôles alimentaires entre le Royaume-Uni et l’UE grâce à l’alignement sur les règles sanitaires et phytosanitaires de l’UE. Des progrès ont été réalisés concernant un programme de mobilité des jeunes, mais les négociations relatives à la participation du Royaume-Uni au programme de défense « Security Action for Europe » (SAFE) sont au point mort.

Dombrovskis s’est déclaré ouvert à la reprise des discussions sur le programme SAFE, reconnaissant l’intérêt du Premier ministre Rishi Sunak pour la reprise des pourparlers. Les libéraux-démocrates ont salué les commentaires de Dombrovskis, exhortant le Parti travailliste à donner la priorité aux négociations en vue d’une nouvelle union douanière avec l’UE afin de revitaliser l’économie britannique.

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(ns)(fc)

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