Principaux renseignements
- Citibank a fermé la plupart de ses agences aux Émirats arabes unis en raison de l’aggravation des risques sécuritaires liés au conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
- La banque donne la priorité à la sécurité de ses employés en mettant en place le télétravail et en limitant les services en présentiel.
- La guerre menace la stabilité financière de Dubaï, ce qui pourrait entraîner une fuite des capitaux et des pertes d’emplois.
Le conflit en cours entre les États-Unis, Israël et l’Iran a eu un impact significatif sur le secteur bancaire aux Émirats arabes unis. Citibank a annoncé que la plupart de ses agences et ses bureaux dans le pays resteraient fermés pour une durée indéterminée. Cette décision découle de préoccupations accrues en matière de sécurité dues à l’escalade de la guerre, qui a fait des milliers de victimes et entraîné des perturbations généralisées sur les marchés mondiaux de l’énergie et des transports.
Prolongation des fermetures
Au départ, Citibank prévoyait de rouvrir lundi, mais l’instabilité de la situation l’a incitée à prolonger les fermetures. La succursale du Mall of the Emirates à Dubaï reste ouverte avec des horaires réduits, constituant la seule exception.
La décision de Citibank de passer à un modèle de travail entièrement à distance pour ses employés basés aux Émirats arabes unis met en évidence l’inquiétude croissante au sein du secteur financier. Suite aux menaces proférées par l’Iran à l’encontre des intérêts bancaires du Golfe liés aux États-Unis et à Israël, les banques prennent des mesures de précaution.
Priorité à la sécurité des employés
Les employés ont reçu l’ordre d’évacuer les bureaux situés dans le Centre financier international de Dubaï et dans le quartier d’Oud Metha en début de semaine et de travailler à distance jusqu’à nouvel ordre. Citibank a assuré à ses clients que les services continueraient sans interruption malgré ces fermetures.
Les opérations bancaires par téléphone sont actuellement limitées et le traitement des chèques pourrait subir des retards. Un porte-parole de Citibank a souligné que la priorité accordée à la sécurité des employés était la principale raison de ces décisions.
Impact régional
D’autres grandes banques, comme HSBC, ont adopté des stratégies similaires, fermant leurs agences au Qatar pour une durée indéterminée afin d’assurer la sécurité tant du personnel que des clients. Cette guerre jette une ombre sur la réputation de Dubaï en tant que pôle financier stable, suscitant des inquiétudes quant à une éventuelle fuite des capitaux, des pertes d’emplois et la délocalisation d’entreprises vers d’autres régions.
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