Chili entame la construction d’une barrière frontalière pour lutter contre l’immigration clandestine


Principaux renseignements

  • Le Chili a commencé la construction d’une barrière physique à la frontière afin de lutter contre l’immigration clandestine.
  • La construction du mur s’inscrit dans le cadre du plan « Border Shield » du gouvernement.
  • Les travaux ont débuté lundi, quelques jours après l’investiture du nouveau président chilien, José Antonio Kast.

Le Chili a commencé à mettre en place une barrière frontalière physique dans le nord du pays. Avec cette mesure, le nouveau président chilien José Antonio Kast, quelques jours seulement après son entrée en fonction, entend mettre un terme à l’immigration clandestine, au trafic de drogue et au crime organisé dans le pays.

Les travaux ont débuté dans la zone frontalière avec le Pérou. Mais pour l’instant, cela ne semble pas encore représenter grand-chose. Lundi, on ne voyait qu’un bulldozer en train de creuser un fossé. Selon Kast, il s’agit néanmoins d’une « étape importante » dans la politique de sécurité chilienne.

Politique migratoire stricte

La construction du mur s’inscrit dans le cadre du plan plus large « Border Shield » mis en place par le gouvernement. Il ne s’agirait pas seulement d’obstacles physiques, tels que des fossés et des barrières, destinés à retenir les migrants. Des drones et des patrouilles militaires seraient également déployés pour surveiller la frontière.

Peu après son investiture mercredi dernier, Kast a déjà pris plusieurs mesures d’urgence pour renforcer les contrôles aux frontières et accélérer l’expulsion des sans-papiers.

Augmentation de l’immigration

Ces mesures font suite à la forte augmentation de l’immigration dans le pays. Entre 2017 et 2024, le nombre d’étrangers au Chili a doublé. On estime qu’à l’heure actuelle, plus de 300 000 personnes y résident sans titre de séjour valide. Parmi elles, on compte de nombreux Vénézuéliens qui ont fui leur pays.

Outre les familles fuyant les persécutions politiques et les difficultés économiques, des gangs criminels étrangers se sont également implantés au Chili ces dernières années. Le nombre de meurtres au Chili reste l’un des plus bas de la région. Pourtant, les médias locaux sont submergés par des cas de vols de voiture, d’enlèvements et de meurtres commandités. Ce sont là des phénomènes jusqu’alors inconnus dans le pays. De nombreux Chiliens en attribuent donc la responsabilité aux nouveaux arrivants.

Virage politique

L’arrivée au pouvoir de Kast marque le virage le plus à droite opéré au Chili depuis 1990. Il est le président le plus conservateur depuis le retour du pays à la démocratie en 1990, après la dictature du général Augusto Pinochet. Un dirigeant pour lequel Kast avait fait campagne dans sa jeunesse. (ev)

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