Principaux renseignements
- Le Canada envisage de diversifier sa flotte d’avions de combat en acquérant plusieurs types d’appareils, dont potentiellement le Saab Gripen E suédois.
- Cela reflète l’objectif du Canada d’accroître son autonomie stratégique et de diversifier ses partenariats en matière de défense.
- Les responsables américains s’inquiètent du fait que la réduction du nombre d’avions F-35 pourrait avoir un impact sur les capacités de défense aérienne du NORAD.
Le Canada envisage d’acquérir une flotte mixte d’avions de combat, dont le Saab Gripen E suédois pourrait représenter la moitié de la valeur du programme. Ce changement par rapport à l’achat initialement prévu de 88 avions F-35A reflète la volonté du Canada d’accroître son autonomie stratégique et de diversifier ses partenariats en matière de défense, comme l’a exprimé le Premier ministre Mark Carney lors du Forum économique mondial en janvier 2026.
Préoccupations des États-Unis
Ce changement potentiel a suscité l’inquiétude de l’ambassadeur américain au Canada, Pete Hoekstra, qui a averti que la réduction du nombre de F-35 nécessiterait des modifications des dispositions de défense aérienne continentale du NORAD. Il a souligné l’importance de l’« interchangeabilité » entre les avions de combat canadiens et américains pour une intégration transparente dans les opérations communes.
Gripen E
Saab promeut activement son Gripen E en mettant en avant les avantages industriels potentiels pour le Canada, notamment la création d’emplois grâce à la production localisée de l’avion de chasse et de l’avion de surveillance aérienne GlobalEye. Cette offre vise à positionner la proposition de Saab non seulement sur les performances des avions, mais aussi sur les avantages économiques et stratégiques plus larges pour le Canada.
Diversification
Le gouvernement libéral a lancé une révision de l’achat d’avions de combat en mars 2025, dans un contexte de tensions commerciales croissantes avec les États-Unis. Le Premier ministre Carney a depuis plaidé en faveur d’une diversification des partenariats industriels et de défense du Canada, comme en témoigne le nouveau cadre de coopération signé avec l’Union européenne.
Malgré le soutien continu de l’Aviation royale canadienne au F-35, des membres clés du cabinet ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’équilibre économique du contrat et au retour industriel potentiel.
Le dernier développement ajoute un nouveau chapitre à la longue saga du remplacement des avions de combat du Canada, qui a débuté en 2010 avec un projet d’achat de F-35A, puis a été annulé et relancé sous la forme d’un appel d’offres ouvert, pour aboutir finalement à la sélection du F-35 à nouveau en 2022. La décision finale concernant le programme d’avions de combat reste en suspens. (jv)
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