Principaux renseignements
- La participation potentielle du Canada au système « Golden Dome » dépend de la conclusion d’accords mutuellement avantageux pour les deux pays.
- Malgré les incertitudes entourant l’avenir du NORAD au sein du Golden Dome, le Canada pourrait apporter une contribution précieuse, notamment grâce à son vaste territoire pouvant accueillir des capteurs et à ses capacités de défense avancées.
- Les relations tendues entre les États-Unis et le Canada constituent un défi pour la confiance et la collaboration, même si le NORAD reste un partenariat crucial.
Le Canada reste intéressé par une éventuelle participation au système de défense antimissile « Golden Dome » malgré les relations tendues avec les États-Unis. Breaking Defense le rapporte.
Discussions en cours
Alors que le président américain Donald Trump affirmait que le Canada avait demandé à rejoindre le projet et suggérait une contribution financière importante, les discussions actuelles sont en cours et dépendent de conditions mutuellement avantageuses. Le Premier ministre canadien Mark Carney a indiqué que la participation dépendrait de l’alignement avec les intérêts canadiens.
NORAD
Le cadre existant pour la défense antimissile entre les deux pays est le NORAD, un partenariat de longue date établi en 1958. Le NORAD joue un rôle crucial dans la détection et le suivi des missiles balistiques visant l’un ou l’autre des pays et dans l’interception potentielle des missiles de croisière. Sa structure de commandement comprend un général américain quatre étoiles comme commandant et un général canadien trois étoiles comme commandant adjoint.
En cas de menace balistique, le NORAD évaluerait sa nature et le danger potentiel pour les deux pays. Si la menace était jugée nécessiter une interception, le commandant du NORAD passerait à son rôle au sein du NORTHCOM pour intervenir. Cependant, l’avenir du NORAD dans le contexte du Golden Dome reste incertain.
Contributions canadiennes
Les experts soulignent plusieurs contributions potentielles que le Canada pourrait apporter à Golden Dome, notamment son vaste territoire offrant de l’espace pour des capteurs et des radars, et ses investissements dans des capacités avancées telles que le système radar A-OTHR, l’avion P-8A Poseidon et éventuellement de nouveaux sous-marins.
Malgré ces possibilités, des inquiétudes subsistent quant à la possibilité que les États-Unis dictent au Canada ses achats technologiques. L’ambassadeur du Canada aux États-Unis a souligné l’engagement de son pays en faveur de la défense de l’Arctique et de l’interopérabilité avec ses alliés, tandis qu’un porte-parole de la défense canadienne a insisté sur l’importance d’une défense aérienne et antimissile intégrée pour la sécurité nationale.
Même si le Canada décide finalement de ne pas participer officiellement au Golden Dome, le NORAD devrait rester un partenariat crucial entre les deux nations. Cependant, les relations tendues dues aux déclarations passées des dirigeants américains jettent une ombre sur la confiance et la collaboration futures.
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