Principaux renseignements
- Le Botswana est confronté à une baisse prolongée des prix du diamant, qui menace son budget national.
- La baisse de la demande de diamants, alimentée par des facteurs tels que la diminution des dépenses de luxe en Chine et les alternatives synthétiques, entraîne une baisse des prix.
Le Botswana prévoit une période prolongée de faiblesse des prix des diamants, ce qui aura un impact significatif sur le budget du pays. Les diamants constituent une source de revenus cruciale pour le pays. Le ministère des Finances prévoit que les recettes minières n’atteindront que 10,3 milliards de pula (environ 656,9 millions d’euros) d’ici la fin de l’exercice 2025-2026, soit moins de la moitié de la moyenne historique de 25,3 milliards de pula (environ 1,6 milliard d’euros).
Le ministère suggère que ce déficit pourrait persister dans un avenir prévisible, avec la possibilité d’une absence totale de reprise. Cette prévision fait suite à la récente décision de De Beers de baisser les prix des diamants pour la première fois depuis fin 2024.
Baisse de la demande
La décision de De Beers reflète une baisse de la demande due à plusieurs facteurs : la réduction des dépenses de luxe en Chine, la popularité croissante des diamants synthétiques et les droits de douane américains qui affectent l’Inde, premier exportateur mondial de diamants.
Le ministère des Finances du Botswana prévoit que les prix des diamants bruts chuteront à 99,3 dollars le carat d’ici la fin 2025, contre 128,8 dollars en 2024. Cette pression à la baisse sur les prix accentue la tension sur les finances publiques du Botswana.
Pour relever ces défis macroéconomiques, le gouvernement met l’accent sur le rétablissement de la viabilité budgétaire grâce à un contrôle plus strict des dépenses. Le déficit budgétaire devrait se réduire à 3,3 pour cent du produit intérieur brut en 2025/26, contre 4,2 pour cent en 2024/25. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

