Bosch supprime 20 000 emplois en raison de la crise dans le secteur manufacturier allemand


Principaux renseignements

  • Bosch prévoit de supprimer 20 000 emplois en raison de la baisse de ses bénéfices.
  • Le taux de chômage en Allemagne a atteint son plus haut niveau depuis douze ans, dépassant les trois millions de personnes.
  • L’industrie automobile est confrontée à des défis liés aux véhicules électriques, à la hausse des coûts énergétiques et à la concurrence des constructeurs chinois.

Bosch, un géant industriel allemand de premier plan, a annoncé son intention de supprimer 20 000 emplois en raison d’une forte baisse de ses bénéfices l’année dernière. Cette décision met en évidence les difficultés croissantes auxquelles est confronté le secteur manufacturier allemand, autrefois puissant, et exerce une pression sur le gouvernement pour qu’il trouve des solutions. À ces préoccupations s’ajoute le fait que les données officielles ont révélé une hausse du taux de chômage en Allemagne à 6,6 pour cent, son plus haut niveau depuis douze ans. Le nombre de chômeurs a dépassé les trois millions en janvier.

Défis économiques

Le PDG de Bosch, Stefan Hartung, a reconnu le climat économique difficile, qualifiant 2025 d’« année difficile et, dans certains cas, douloureuse » pour l’entreprise, qui est un important fournisseur de pièces automobiles.

Cette mesure intervient alors que l’industrie automobile allemande traverse une crise. Le secteur a connu des pertes d’emplois rapides : une étude réalisée par EY a révélé que plus de 50 000 emplois dans l’automobile ont été supprimés en Allemagne rien qu’en 2024.

Implications politiques

Le déclin du secteur automobile représente un défi politique important pour le gouvernement allemand et l’Europe dans son ensemble. Autrefois symbole de la puissance économique, l’industrie est aujourd’hui confrontée à l’impact des politiques liées aux véhicules électriques, à la hausse des coûts énergétiques et à la concurrence féroce des constructeurs chinois. À mesure que les fournisseurs s’affaiblissent, le risque passe d’une baisse des profits à une perte potentielle de compétitivité à long terme.

Avec l’augmentation des licenciements et le report des décisions d’investissement, le gouvernement du chancelier Friedrich Merz est soumis à une pression croissante de la part des travailleurs, des syndicats et des dirigeants industriels pour réévaluer la stratégie industrielle de l’Allemagne. (jv)

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